<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>
	<channel>
		<title>Conseil de presse du Québec &#187; Tous les articles &#187; Chroniques</title>
		<atom:link href="http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
		<link>http://conseildepresse.qc.ca</link>
		<description></description>
		<lastBuildDate>Tue, 21 May 2013 13:57:52 +0000</lastBuildDate>
		<language>fr</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
		<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		
			<item>
			<title>Avril 2013 &#8211; Tour du monde déontologique</title>
			<link>http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/avril-2013-tour-du-monde-deontologique/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=avril-2013-tour-du-monde-deontologique</link>
			<comments>http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/avril-2013-tour-du-monde-deontologique/#comments</comments>
			<pubDate>Thu, 02 May 2013 21:55:46 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Nathalie Villeneuve</dc:creator>
			
			<guid isPermaLink="false">http://conseildepresse.qc.ca/?post_type=cpq_chroniques&#038;p=13443</guid>
				<description><![CDATA[Chaque mois, le&#160;Magazine du CPQ&#160;vous propose un tour de piste de décisions, prises de position, analyses ou comptes rendus de divers organisme de régulation de la presse ou d’ombudsman du Canada ou de l’étranger, relativement à différentes situations où se &#8230; <a href="http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/avril-2013-tour-du-monde-deontologique/" title="Lire la suite"><span class="meta-nav">Lire la suite&#160;&#187;</span></a>]]></description>
						<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chaque mois, le&nbsp;<em>Magazine du CPQ</em>&nbsp;vous propose un tour de piste de décisions, prises de position, analyses ou comptes rendus de divers organisme de régulation de la presse ou d’ombudsman du Canada ou de l’étranger, relativement à différentes situations où se posent des questions déontologiques et éthiques.</strong></p>
<p>Avril a connu un nouveau rebondissement, dans le dossier de la régulation de la presse au Royaume-Uni. Le 25 avril, les plus gros joueurs de la presse&nbsp;britannique ont rejeté le système de régulation, chapeauté par une charte royale, proposé par le gouvernement. Ils soumettaient du même coup leur propre charte à l&#8217;exécutif de l&#8217;appareil étatique.</p>
<p>Le Conseil privé du Royaume-Uni devra trancher, le 15 mai : ou la presse britannique sera régulée en vertu de la charte royale appuyée par le Parlement, ou en vertu de la charte royale mise de l&#8217;avant par l&#8217;industrie médiatique. Un dilemme dont le dénouement est entre les mains du premier ministre et de sa ministre de la Culture.&nbsp;<a href="http://conseildepresse.qc.ca/actualites/nouvelles/royaume-uni-dune-charte-royale-a-lautre/" target="_blank">À lire, sur notre site.</a></p>
<h2>
]]></content:encoded>
					
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
			<title>Journalisme traditionnel et néo-journalisme : deux planètes</title>
			<link>http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/journalisme-traditionnel-et-neo-journalisme-deux-planetes/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=journalisme-traditionnel-et-neo-journalisme-deux-planetes</link>
			<comments>http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/journalisme-traditionnel-et-neo-journalisme-deux-planetes/#comments</comments>
			<pubDate>Fri, 19 Apr 2013 22:42:09 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Nathalie Villeneuve</dc:creator>
			
			<guid isPermaLink="false">http://conseildepresse.qc.ca/?post_type=cpq_chroniques&#038;p=13339</guid>
				<description><![CDATA[Dans le maelström à la fois prometteur et périlleux des mutations médiatiques, journalisme traditionnel et néo-journalisme se côtoient sans vraiment interagir, si on se fie aux échanges qui se sont déroulés à l’occasion du colloque Les mutations de l’univers médiatique, &#8230; <a href="http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/journalisme-traditionnel-et-neo-journalisme-deux-planetes/" title="Lire la suite"><span class="meta-nav">Lire la suite&#160;&#187;</span></a>]]></description>
						<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans le maelström à la fois prometteur et périlleux des mutations médiatiques, journalisme traditionnel et néo-journalisme se côtoient sans vraiment interagir, si on se fie aux échanges qui se sont déroulés à l’occasion du colloque <em>Les mutations de l’univers médiatique</em>, le 12 avril.</strong></p>
<div id="attachment_13342" class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><a href="http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/journalisme-traditionnel-et-neo-journalisme-deux-planetes/two-planets-jorik-de-beer-cc/" rel="attachment wp-att-13342"><img class="size-full wp-image-13342" title="two planets jorik de beer CC" src="http://conseildepresse.qc.ca/wp-content/uploads/2013/04/two-planets-jorik-de-beer-CC.jpg" alt="" width="640" height="320" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo : jorik de beer CC</p></div>
<p>La série de tables rondes organisée par la <a href="http://www.ababord.org" target="_blank">revue <em>À bâbord!</em></a> a mis en relief deux solitudes : les nouveaux médias et les médias traditionnels.</p>
<p>&nbsp;Mais comment définir les premiers? Et, puisque nous parlons de mutations, comment leur émergence redéfinit les seconds? Si l’éclatement de l’identité des médias est maintenant généralement admis, qu’en est-il de l’identité des journalistes mêmes?</p>
<p>&nbsp;Bien que le descriptif du programme du colloque soulignait que bien des aspects des mutations de l’univers médiatique demeurent mal cernés, la journée n’aura pas permis d’éclairer beaucoup ces zones d’ombres au cœur du débat.</p>
<p>&nbsp;Toute la journée, le trou noir de l’heure, l’éléphant dans la salle de l’UQAM : la question « qu’est-ce qu’un journaliste? » est demeurée entière.</p>
<p>&nbsp;<strong>Le hamster</strong></p>
<p>&nbsp;Les participants au colloque d’<em>À Bâbord! </em>ne sont pas repartis la tête vide pour autant.</p>
<p>&nbsp;La première table ronde, <em>Médias traditionnels et nouveaux médias: interactions et redéploiements,</em> aura été l’occasion de réfléchir au fait que les journalistes n’ont plus le temps de réfléchir. Une problématique connue, mais bien amenée par Stéphane Baillargeons, journaliste au <em>Devoir</em>, à l’aide de l’image du journaliste-hamster.</p>
<p>&nbsp;M. Baillargeon a emprunté ce parallèle à Dean Starkman, auteur d’un <a href="http://www.cjr.org/cover_story/the_hamster_wheel.php?page=all">article</a> publié en septembre 2010 dans le <em>Columbia Journalisme Review</em> : «&nbsp;The Hamster Wheel&nbsp;».</p>
<p>&nbsp;La roue du hamster, qui tourne vite, sur des plateformes démultipliées, mais qui ne mène le hamster (et le lecteur) nulle part… « <em>Le journaliste est devenu une petite bête suractive qui tourne à vide</em> », a résumé Stéphane Baillargeon.</p>
<p>&nbsp;Les constats de Starkman sont consternants: un nombre décroissant de journalistes, qui produisent de plus en plus de nouvelles. Des journalistes qui ne peuvent dire non, qui s’essoufflent, qui laissent leur sens critique au vestiaire. Pas le temps.</p>
<p>&nbsp;<strong>La convergence des RP</strong></p>
<p>&nbsp;Chantal Francoeur, professeur à l’école des médias de l’UQAM, ex-journaliste à Radio-Canada et participante à la même table ronde s’est penchée récemment sur une des conséquences de cette suractivité stérile. Couplée à la prolifération des spécialistes des relations publiques, la « hamstérisation » des journalistes offre un contexte idéal pour une explosion de « matériel clé en main » publié tel quel sur les diverses plateformes médiatiques, a-t-elle noté.</p>
<p>&nbsp;Est-ce que les journalistes arrivent, malgré tout, à « <em>développer leurs propres histoires </em>»? Afin de répondre à la question, l’universitaire a épluché les unes des journaux <em>Le Devoir</em>, <em>La Presse</em> et du <em>Journal de Montréal</em> pendant cinq semaines.</p>
<p>&nbsp;Elle avance prudemment un chiffre: 39 % des articles reprenaient très largement du contenu fourni par des relationnistes publiques. Mais attention, l’exercice est peu concluant, admet Mme Francoeur, puisqu’il est difficile de départager la provenance des informations et de définir les formes subtiles de messages formatés par les experts des communications.</p>
<p>&nbsp;<strong>Nombrilisme</strong></p>
<p>&nbsp;Il reste que trop peu de journalistes peuvent se permettre de prendre leur temps, déplore Stéphane Baillargeon. Et seulement quelques journalistes privilégiés se voient accorder la latitude nécessaire pour faire de l’enquête. Pourtant, cela est une façon de se démarquer, fait-il valoir.</p>
<p>&nbsp;Il a salué au passage des voix indépendantes comme <em>Mediapart</em>, en France, qui a mis au jour l’affaire Cahuzac, ou la revue <em>À Bâbord!</em> au Québec. Ou encore l’émission 24 heures en 60 minutes. « <em>Je ne crois pas qu’il y a là beaucoup de hamsters</em> ».</p>
<p>&nbsp;Mais le plus souvent, les médias traditionnels tentent de se démarquer par « <em>la solution la plus simple, la plus bête et la moins coûteuse : la chronique. On donne de la corde chaque jour à un collègue pour faire du millage sur la nouvelle </em>». Une tendance que le journaliste spécialisé dans la couverture des médias qualifie de « <em>nombriliste </em>».</p>
<p>&nbsp;Un nombrilisme qui tire à sa fin? À l’occasion du printemps érable, on a vu des nouveaux médias comme CUTV jouer un rôle important. Cela a toutes les raisons de « <em>troubler</em> » les médias traditionnels, admet Stéphane Baillargeon. « <em>On n’est pas les seuls à donner du sens à la société. On n’est pas les détenteurs du monopole de la parole juste.</em> »</p>
<p>Les citoyens sont effectivement de plus en plus nombreux à quitter leur rôle passif pour revêtir leur habit de créateur de contenu, a renchéri Philippe de Grosbois, enseignant de sociologie au Collège Ahuntsic et collaborateur à la revue <em>À Bâbord!</em></p>
<p>Et lorsqu’ils prennent les rênes de l’information, c’est dans une tout autre logique, celle d’internet, de l’« <em>open source </em>» et de l’esprit collaboratif. Philippe de Grosbois établit un parallèle entre cette communauté et la communauté des <em>hackers</em>, décrite dans l’essai&nbsp; <a href="http://codingfreedom.com/buy_download.html" target="_blank"><em>Coding Freedom</em></a>, de Gabriella Coleman, professeur au département d’études en communications et histoire de l’art de l’Université McGill.</p>
<p>« <em>La bataille de l’accréditation </em>[création d’un titre de journaliste professionnel]<em> et de la rémunération, c’est une bataille d’arrière-garde</em> », dit-il, pour illustrer le clivage entre les journalistes traditionnels et les néo-journalistes. « <em>La relation entre journalistes et journalistes-citoyens est à revoir. Une collaboration devrait s’instaurer.</em> »</p>
<p>Or, peu après le colloque, quelques participants n’avaient manifestement pas l’impression que cette collaboration était en voie de s’amorcer.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" lang="fr">
<p>l&#8217;animosité entre les militants et les journalistes me scie toujours autant. C&#8217;est ce que j&#8217;en retiens principalement. @<a href="https://twitter.com/magazinecpq">magazinecpq</a></p>
<p>— Aurélie Lanctôt (@aurelolancti) <a href="https://twitter.com/aurelolancti/status/322836815872667648">12 avril 2013</a></p>
</blockquote>
<p><script charset="utf-8" type="text/javascript" src="//platform.twitter.com/widgets.js"></script></p>
<blockquote class="twitter-tweet" lang="fr">
<p>et je crois franchement que cette méfiance mutuelle est contre-productive, bien que compréhensible. @<a href="https://twitter.com/magazinecpq">magazinecpq</a></p>
<p>— Aurélie Lanctôt (@aurelolancti) <a href="https://twitter.com/aurelolancti/status/322836969870721025">12 avril 2013</a></p>
</blockquote>
<p><script charset="utf-8" type="text/javascript" src="//platform.twitter.com/widgets.js"></script></p>
<blockquote class="twitter-tweet" lang="fr">
<p>@<a href="https://twitter.com/aurelolancti">aurelolancti</a> Peut-être ai-je tort, mais les journ. indépendants ont parlé de collaboration, mais j&#8217;ai peu entendu l&#8217;inverse @<a href="https://twitter.com/magazinecpq">magazinecpq</a></p>
<p>— Ƥhĭlĭppe de Ɠrosboĭs (@metronomephil) <a href="https://twitter.com/metronomephil/status/322838017003905024">12 avril 2013</a></p>
</blockquote>
<p><script charset="utf-8" type="text/javascript" src="//platform.twitter.com/widgets.js"></script></p>
<p><strong>Journalisme, militantisme et objectivité</strong></p>
<p>Ce thème, autour duquel s’est articulé la troisième table ronde, apportait une piste de compréhension au manque de dialogue entre journalistes établis dans le modèle traditionnel et une nouvelle cohorte de journalistes issus de la démocratisation des médias.</p>
<p>La juxtaposition des mots journalisme et militantisme n’est pas sans rappeler la question posée par le collectif de journalistes indépendants Ublo, lors de la table ronde qu’il a tenue le 25 mars.<strong> « </strong><em>Le fait d’être journaliste indépendant permet-il une plus grande liberté dans le traitement des sujets, une tribune éditoriale plus grande? Ou faut-il rester neutre et objectif&nbsp;?</em> » demandait Ublo.</p>
<p>Cette soirée n’avait pas davantage réussi à éclaircir le flou identitaire existant entre les journalistes indépendants, citoyens, militants ou engagés, des expressions très souvent présentées de façon assez confuse, en opposition avec le vocable «journaliste», lui-même de plus en plus difficile à cerner.</p>
<p>La distinction entre le journaliste et le militant est toutefois claire, estime Brian Myles, président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). « <em>La vérification, la contextualisation et le recul font la différence entre un journaliste et un militant, qui met la</em> “<em>cause</em>” <em>avant le reste.</em> »</p>
<p>De façon générale, le journaliste, nouveau ou ancien, se distingue par sa démarche. Parmi les règles de base que s’imposent la profession figurent « <em>la</em><em> rigueur, l’équilibre, la véracité, </em>[le fait de]<em> tenir compte de la pluralité des voix, la séparation de l’opinion du factuel </em>» énumère M. Myles.</p>
<p>Cette approche se substitue à l’impossible objectivité, qui n’est plus professée dans les cours de journalisme, fait-il remarquer. « <em>On ne peut se séparer de son creuset</em> », avance-t-il, pour justifier l’abandon de valeur longtemps jugée cardinale.</p>
<p>La concentration de la presse et les intérêts économiques des conglomérats médiatiques, qui suscitaient déjà des inquiétudes dans les années 1970, ont également contribué à déboulonner le mythe de l’objectivité.</p>
<p>Mais Brian Myles estime que « <em>la syndicalisation a fait beaucoup pour affranchir la presse des influences externes</em> », et pour la sécurité des revenus des journalistes, qui participe également à leur indépendance éditoriale.</p>
<p>Le journaliste à l’emploi des médias traditionnels n’est donc pas ce « <em>vendu</em> » qui a été pris à partie par certains militants, lors du printemps érable, comme s’il était un allié du pouvoir en place, défend le président de la FPJQ.</p>
<p>« <em>On a assisté à une critique de toutes les institutions, y compris les médias. On a vu des journalistes tabassés. Ça nous a pris par surprise.</em> » Tout en encourageant la diversité des points de vue, M. Myles rappelle que les journalistes ne sont « <em>pas là pour prendre fait et cause. Nous sommes des historiens de l’instantané. On prend le matériel brut </em>».</p>
<p><strong>Fausse impartialité</strong></p>
<p>La copanéliste de M. Myles, Isabelle Gusse, professeure au département de sciences politiques à l’UQAM, n’a pas caché sa perplexité quant à l’impartialité des médias traditionnels.</p>
<p>La notion du service de l’intérêt public des médias est bel et bien pervertie par les intérêts commerciaux des grandes entreprises de presse, mais également par divers autres facteurs, dit-elle en somme. Mme Gusse a cité la prolifération des relationnistes et d’experts qui ne sont pas toujours impartiaux. Dans ce contexte, les médias de masse ne jouent assurément pas leur rôle de quatrième pouvoir, affirme l’universitaire.</p>
<p>Si l’impasse est réelle, qui joue ce rôle? Les voix alternatives, dont plusieurs sont nées sur la toile québécoise à la suite du printemps de 2012? La <a href="http://conseildepresse.qc.ca/actualites/entrevues/gappa-monstre-anarcho-populiste-a-lassaut-des-paralogismes-mediatiques/" target="_blank">tactique GAPPA</a> (Guet des Activités Paralogistiques Propagandistes et Anti-démocratiques) est un exemple. La co-initiatrice de GAPPA, Geneviève Côté, qui complétait la table ronde, a quant à elle avancé que le fait d’être salarié n’est pas un avantage, comme l’affirme Brian Myles, mais bien une contrainte, étant donné la puissance du devoir de loyauté qui lie un employé à l’entreprise pour laquelle il travaille.</p>
<p>Mais l’approche GAPPA a essuyé un commentaire cinglant au moment des échanges avec la salle, également publié sur Twitter, au sujet de l’aspect spectaculaire et théâtral de la <a href="http://www.99media.org/2013/03/gappa-grenades-assourdissantes-que.html" target="_blank">vidéo</a> présentée par Geneviève Côté.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" lang="fr">
<p>Vite comme ça, @<a href="https://twitter.com/gappasquad">gappasquad</a> ressemble à un Journal de Montréal de la gauche. <a href="https://twitter.com/search/%23Ababord">#Ababord</a></p>
<p>— Anne-Marie Provost (@exovirtuelle) <a href="https://twitter.com/exovirtuelle/status/322801544812720128">12 avril 2013</a></p>
</blockquote>
<p><script charset="utf-8" type="text/javascript" src="//platform.twitter.com/widgets.js"></script></p>
<p>Ce que fait GAPPA&nbsp;: information ou divertissement&nbsp;? La réponse de Mme Côté&nbsp;: « <em>Est-ce que je suis moins bien informée par Infoman que par Radio-Canada? Par rapport à la théâtralité, regardez comment est fait un reportage télévisuel. Il y a un format, une mise en scène. C’est cette mise en scène-là qu’on associe à l’idée de neutralité et d’objectivité.</em> »</p>
<p>Le débat revient à nouveau à la question de l’impartialité et de savoir qui est le mieux placé, des médias traditionnels ou des nouveaux médias, pour l’exercer. Une personne dans la salle soulève la question de la loyauté à l’entreprise, à laquelle doivent souscrire les employés, y compris les journalistes. Leur indépendance par rapport aux intérêts de leur entreprise de presse est alors compromise.</p>
<p><em>On peut toujours compter sur les collègues pour être critiques entre eux</em> , répond Brian Myles. <em>Et le fait d’être salarié nous permet d’avoir la liberté</em> [pour se consacrer à l’exercice du métier] », insiste-t-il.</p>
<p>En somme, fait valoir Brian Myles, ces éléments font contrepoids au « <em>modèle de compromis</em> » qu’est la propriété privée des médias, malgré la concentration de la presse et la dépendance envers la publicité.</p>
<p>« <em>Une presse d’État n’est pas une solution</em>, dit il. <em>La </em>Pravda<em> n’est pas un exemple de liberté de presse.</em> »</p>
<p>Isabelle Gusse est en total désaccord. « <em>M. Myles croit que le danger est dans l’État. Mais le danger est dans le non-État, l’État minimum</em> », a-t-elle affirmé au <em>Magazine du CPQ</em>, en marge du colloque. La menace à l’indépendance de la presse et au droit du public à l’information émane de l’instrumentalisation des journalistes — devenus des « <em>techniciens sans culture générale</em> » — par les pouvoirs politiques et économiques, martèle Mme Gusse.</p>
<p>Journalistes des médias de masse et journalistes indépendants ne devraient-ils pas livrer une lutte commune contre la concentration de la presse? Cette question, posée à l’issue de la table ronde, est restée sans réponse.</p>
<p><strong>Rendre les armes</strong></p>
<p>Si l’analyse est sombre, le constat d’échec désarmant qu’a livré Simon Jodoin, rédacteur en chef du <em>Voir</em>, lors de la seconde table ronde (<em>Les nouveaux médias : promesses et périls</em>), l’est tout autant.</p>
<p>L’avènement des nouveaux médias a fait naître l’utopie de la transparence, de la participation et de l’immanence, face à l’opacité des médias de masse acoquinés au pouvoir politique, estime M. Jodoin.</p>
<p>Mais cela est illusoire. Les grands médias ont récupéré les médias sociaux. « <em>Les médias traditionnels eux-mêmes se sont horizontalisés, se sont démocratisés. Cette </em>[révolution], <em>ce n’est que de la fibre optique. Google et Facebook sont les nouveaux gros conglomérats. On s’est fait baiser. On en est venus à délaisser les médias locaux et on a maintenant un problème de diversité. »</em></p>
<p>« <em>On ne remettra pas la pâte dentifrice dans le tube. Au </em>Voir<em>, le pari qu’on a pris, c’est de garder le modèle d’affaires local, en épousant la philosophie d’ouverture avec les blogueurs et on considère les annonceurs comme des partenaires.</em></p>
<p>«<em> On a la boutique </em>Voir<em>, on loue un espace blog. La pub a toujours été de l’intégration de contenu. Ça c’est fait naturellement. Et la fréquentation et les revenus web sont en hausse.</em></p>
<p><em></em><em>« Ceux qui vont survivre sont ceux qui seront capables d’épouser ces fondements idéologiques et non pas y résister. »</em></p>
<p><em>&nbsp;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
			<title>MARS 2013 &#8211; Tour du monde déontologique</title>
			<link>http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/mars-2013-tour-du-monde-deontologique/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=mars-2013-tour-du-monde-deontologique</link>
			<comments>http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/mars-2013-tour-du-monde-deontologique/#comments</comments>
			<pubDate>Thu, 04 Apr 2013 18:54:47 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Nathalie Villeneuve</dc:creator>
			
			<guid isPermaLink="false">http://conseildepresse.qc.ca/?post_type=cpq_chroniques&#038;p=13173</guid>
				<description><![CDATA[Chaque mois, le&#160;Magazine du CPQ&#160;vous propose un tour de piste de décisions, prises de position, analyses ou comptes rendus de divers organisme de régulation de la presse ou d’ombudsman du Canada ou de l’étranger, relativement à différentes situations où se &#8230; <a href="http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/mars-2013-tour-du-monde-deontologique/" title="Lire la suite"><span class="meta-nav">Lire la suite&#160;&#187;</span></a>]]></description>
						<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chaque mois, le&nbsp;<em>Magazine du CPQ</em>&nbsp;vous propose un tour de piste de décisions, prises de position, analyses ou comptes rendus de divers organisme de régulation de la presse ou d’ombudsman du Canada ou de l’étranger, relativement à différentes situations où se posent des questions déontologiques et éthiques.</strong></p>
<p>Trois États du Commonwealth ont formé le point focal, en matière d&#8217;éthique journalistique, au mois de mars 2013. Le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande et l&#8217;Australie ont pris des initiatives plus ou moins bien reçues, en matière de régulation de la presse.</p>
<p>
]]></content:encoded>
					
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
			<title>Journalisme indépendant et engagé, mode d’emploi</title>
			<link>http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/journalisme-independant-et-engage-mode-demploi/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=journalisme-independant-et-engage-mode-demploi</link>
			<comments>http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/journalisme-independant-et-engage-mode-demploi/#comments</comments>
			<pubDate>Wed, 27 Mar 2013 21:59:09 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Nathalie Villeneuve</dc:creator>
			
			<guid isPermaLink="false">http://conseildepresse.qc.ca/?post_type=cpq_chroniques&#038;p=13111</guid>
				<description><![CDATA[Dans quelle mesure le journaliste indépendant peut-il exploiter sa liberté&#160;?&#160;Peut-il être engagé ou doit-il rester fidèle aux principes de neutralité et d’objectivité&#160;? Et d’abord, peut-on être à la fois militant et journaliste? Des questions au centre d’une table ronde présentée &#8230; <a href="http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/journalisme-independant-et-engage-mode-demploi/" title="Lire la suite"><span class="meta-nav">Lire la suite&#160;&#187;</span></a>]]></description>
						<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-13141" title="ublo_article" src="http://conseildepresse.qc.ca/wp-content/uploads/2013/03/ublo_article.jpg" alt="" width="990" height="326" /></p>
<p><strong>Dans quelle mesure le journaliste indépendant peut-il exploiter sa liberté&nbsp;?&nbsp;Peut-il être engagé ou doit-il rester fidèle aux principes de neutralité et d’objectivité&nbsp;? Et d’abord, peut-on être à la fois militant et journaliste? Des questions au centre d’une table ronde présentée par le collectif de journalistes indépendants Ublo, le 25 mars.</strong></p>
<p>La discussion, menée par Arianne Émond, journaliste indépendante et animatrice, cofondatrice du magazine féministe La Vie en rose, était alimentée par Pierre Sormany, éditeur et directeur général de Vélo-Québec Éditions, ex-directeur des émissions d’affaires publiques de Radio-Canada et professeur de journalisme à l’Université de Montréal&nbsp;; Émilie Dubreuil, journaliste indépendante&nbsp;contractuelle à Radio-Canada&nbsp;; Tim McSorley, militant et rédacteur de la revue <a href="http://www.dominionpaper.ca">Dominion</a> et de <a href="http://www.mediacoop.ca">Media Co-operative</a>&nbsp;et Moïse Marcoux-Chabot, documentariste indépendant.</p>
<p>&nbsp;<strong>Journaliste et (forcément) indépendant</strong></p>
<p>Point de départ obligé, les participants ont donné des pistes de définition du journalisme indépendant, d’abord de façon prosaïque. Émilie Dubreuil souligne d’emblée la liberté qu’elle a de choisir ses sujets et les médias dans lesquels ils seront diffusés. «<em> C’est moi le boss</em> », résume-t-elle.</p>
<p>C’est en effet ce que peuvent se permettre les journalistes à la pige, comme ceux qui adhèrent à l’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ). Le terme « indépendant », qui va plus loin, sera d’ailleurs le point focal d’une bonne partie de la discussion à venir.</p>
<p>Un des fondateurs de l’AJIQ, Pierre Sormany admet que le terme « indépendant » a été « <em>usurpé</em> » par l’Association. « <em>On voyait un côté, dans le mot pigiste&nbsp;:&nbsp;<em>“</em></em><em>On mange à tous les râteliers<em>”</em> .</em> »</p>
<p>Le halo de liberté de choix s’accroche donc inévitablement au terme « journaliste indépendant ». Pour Moïse Marcoux-Chabot, il est identifié au fait de ne pas se faire dicter quoi couvrir. Ce à quoi s’ajoute la notion d’« <em>indépendance de temps</em> », soit la liberté de consacrer l’énergie et les heures qu’il faut à un sujet choisi. L’indépendance permet également un positionnement, croit-il. « <em>J’assume ma subjectivité et mon travail est perçu pour ce qu’il est </em>», dit le documentariste.</p>
<p>On peut être journaliste indépendant tout en oeuvrant dans un grand média, souligne Tim McSorley. « <em>C’est l’idée de l’indépendance dans ce qu’on cherche à promouvoir</em> ».</p>
<p>Pour Pierre Sormany, l’indépendance est simplement un élément de la définition du journaliste. « <em>Est journaliste celui qui écrit ou agit pour l’intérêt du public. Ce n’est pas une putain. Il n’agit pas pour le compte de quelqu’un. Tout bon journaliste devrait être indépendant. </em>»</p>
<p>&nbsp;<strong>Neutres&nbsp;?</strong></p>
<p>L’indépendance n’est pas synonyme de virginité d’opinion. « <em>On n’est jamais indépendant d’un contexte social</em>, accorde M. Sormany. <em>Mais quand le journaliste fait un traitement de la réalité, ce qu’il regarde, c’est les faits. Cependant, il est très difficile de choisir des faits sans avoir une grille d’analyse.</em> »</p>
<p>Le fait d’avoir une grille d’analyse n’est pas une hérésie, si les faits demeurent rois et maîtres, avance-t-il, en citant en exemple <em>L’Aut’Journal</em>. Avoir des opinions n’est pas non plus incompatible avec le métier, fait-il valoir. Pousser l’idée de neutralité à l’extrême ouvre la porte au cynisme, constate Pierre Sormany, qui donne l’exemple d’un journaliste qui lui a déjà confié qu’il n’avait pas voté depuis 20 ans. « <em>Là, tu cesses de t’intéresser aux enjeux réels, car tu t’es coupé de tes émotions</em> ».</p>
<p>Il aborde la question de la transparence. « <em>Dans la mesure où plusieurs journalistes ont des opinions, quelques fois je me dis&nbsp;: “à partir du moment où ça teinte leur couverture, ce serait peut-être mieux de le dire.”</em> »</p>
<p>Dans tous les cas, il y a une frontière à ne pas franchir, prévient Émilie Dubreuil. Un journaliste ne peut jouer sur deux plans à la fois, sans entacher sa crédibilité. « <em>Je ne peux pas aller manifester un jour et faire un reportage sur les manifestations le lendemain.</em> <em>Je dois avoir une petite gêne.</em> <em>Le journalisme n’est sûrement pas militantisme. Le danger de l’engagement, c’est que c’est de l’évangélisation</em><em>.</em> »</p>
<p>Pierre Sormany acquiesce&nbsp;: « <em>Le jour où la presse se donne une mission d’éducation sociale, on entre dans la propagande</em> ».</p>
<p>Tim McSorley admet qu’il faut éviter « <em>de mettre ses priorités au-devant des autres</em> ». Il suggère alors que la particularité du journalisme indépendant est « <em>de faire autrement</em> ».</p>
<p>À ce titre, des gens qui ne se prétendent pas journalistes, « <em>qui ont des histoires à partager </em>» ont une place dans la sphère des médias, maintient-il. Et leur engagement est possible dans la mesure où ils contribuent à « <em>éclaircir des enjeux importants pour les gens </em>». La démarche demeure rigoureuse, dit-il. « <em>Ce n’est pas un engagement biaisé, mais un engagement qui pousse à faire quelque chose.</em> »</p>
<p>La notion d’objectivité laisse Moïse Marcoux-Chabot perplexe. « <em>L’idéal du journalisme neutre, qui a pour priorité l’information du public, je ne le vois pas souvent. Et “les deux côtés de la médaille”, c’est une fausse neutralité. La médaille a été forgée par quelqu’un qui a un intérêt à nous la mettre dans la face. </em>»&nbsp;</p>
<p>&nbsp;<strong>La question qui tue</strong></p>
<p>&nbsp;L’engagement est alors un refus de se laisser imposer quelque chose, notamment dans le contexte actuel de la concentration de la presse, note Moïse Marcoux-Chabot. « <em>Ne pas s’engager, c’est rester dans son confort et continuer à ne pas poser les questions qu’on nous dit de ne pas poser, de rester une courroie de transmission.</em> »</p>
<p>« <em>Pourquoi certaines questions essentielles ne sont pas posées&nbsp;? </em>» demande quelqu’un dans la salle. « <em>Parce que les journalistes manquent de couilles</em> », répond spontanément Émilie Dubreuil.</p>
<p>Pour Moïse Marcoux-Chabot, un journaliste qui sent qu’il se fait « remplir » par un relationniste de presse devrait réagir en témoignant de ce fait, en éclairant les circonstances et les « <em>mécanismes de fabrication de la nouvelle</em> ».</p>
<p>Par ailleurs, un journaliste a le devoir de questionner le contexte d’un événement. Pierre Sormany donne l’exemple de la manifestation annuelle contre la brutalité policière. « <em>Le 15 mars, j’ai eu l’impression de voir des gens jouer à faire choquer la police et la police jouer à arrêter des manifestants. Si je suis journaliste et que j’ai cette impression, j’ai le devoir de le dire.</em> »&nbsp;</p>
<p>&nbsp;À la fin de la soirée, qui se déroulait au bar Sporting Club, sur Saint-Laurent, les bases d’un « mode d’emploi » pertinent pour tous les&nbsp; journalistes, et non seulement pour les journalistes à la pige, s’est dégagé&nbsp;: être indépendant, assumer son inévitable subjectivité, tout en donnant toute la place aux faits, dans le respect du droit du public à l’information, éviter à tout prix le militantisme qui mène à « <em>l’évangélisation</em> », mais admettre l’existence d’un engagement inhérent au journalisme à dénoncer et refuser les idées imposées qu’on pourrait accepter par paresse ou par intérêt.</p>
<p>La profession en général n’est pas si loin qu’on peut le penser de l’idéal à atteindre, estime Pierre Sormany. « <em>C’est vrai qu’il y a des journalistes paresseux, d’autres qui aiment faire du journalisme qui plaît à tout le monde, mais quand je regarde le journalisme des années 1950, c’est infiniment plus médiocre qu’aujourd’hui. Il y a de plus en plus de journalistes critiques, de fond, de courage. On est en crise financière, mais sur le plan des valeurs du métier, on est plutôt dans une belle période. </em>»</p>
<p>La table ronde d&#8217;Ublo a été filmée en direct par 99%Média. On peut visioner la vidéo <a href="http://www.ustream.tv/recorded/30395631" target="_blank">ici</a>. &nbsp;</p>
<p><a href="http://ublomedia.net/fr/">Ublo</a> est un collectif de journalistes, photographes et vidéastes indépendants créé en octobre 2012 par les trois cofondateurs Clémence Cireau, Gabrielle Brassard-Lecours et Benjamin Jébrak. L’initiative vise notamment à fournir à ses membres un espace de travail et des ressources communes. Le groupe a récemment emménagé dans un nouveau local, rue Parthenais, à Montréal.</p>
]]></content:encoded>
					
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
			<title>Contenu liquide à vendre</title>
			<link>http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/contenu-liquide-a-vendre/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=contenu-liquide-a-vendre</link>
			<comments>http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/contenu-liquide-a-vendre/#comments</comments>
			<pubDate>Fri, 22 Mar 2013 14:36:31 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Nathalie Villeneuve</dc:creator>
			
			<guid isPermaLink="false">http://conseildepresse.qc.ca/?post_type=cpq_chroniques&#038;p=13069</guid>
				<description><![CDATA[Marketing et contenu&#160;: un couple très tendance, qui se répand comme un liquide sur la toile, dixit Coca-Cola. Le marketing de contenu raconte une histoire utile pour le lecteur et l’engage envers les marques, lesquelles deviennent les partenaires de contenu &#8230; <a href="http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/contenu-liquide-a-vendre/" title="Lire la suite"><span class="meta-nav">Lire la suite&#160;&#187;</span></a>]]></description>
						<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Marketing et contenu&nbsp;: un couple très tendance, qui se répand comme un liquide sur la toile, dixit Coca-Cola. Le marketing de contenu raconte une histoire utile pour le lecteur et l’engage envers les marques, lesquelles deviennent les partenaires de contenu des médias ou se lancent elles-mêmes dans l’édition numérique, devenue très accessible. Mélange des genres? La question a été à peine effleurée, le 20 mars, lors de la Journée Infopresse consacrée au phénomène.</strong></p>
<p><div id="attachment_13076" class="wp-caption aligncenter" style="width: 910px"><a href="http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/contenu-liquide-a-vendre/liquide-chaval-brasil-cc/" rel="attachment wp-att-13076"><img class="size-full wp-image-13076" title="Liquide Chaval Brasil CC" src="http://conseildepresse.qc.ca/wp-content/uploads/2013/03/Liquide-Chaval-Brasil-CC.jpg" alt="" width="900" height="601" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit Photo : Chaval Brasil CC</p></div>
<p>&nbsp;La série de conférences présentées au Cinéma Excentris a principalement attiré des représentants d’agences de marketing et d’entreprises désirant se mettre au parfum du nouvel engouement en marketing numérique.</p>
<p>&nbsp;Comment concevoir et exécuter une stratégie de contenu percutante et engageante&nbsp;? Quatre conférenciers, dont Joe Pulizzi, fondateur du Content Marketing Institute, considéré comme le « pape » du marketing de contenu, ont répondu à cette question.</p>
<p>&nbsp;<strong>« Storytelling » commandité</strong></p>
<p><strong>&nbsp;</strong>Une discussion tenue en après-midi, <em>Marketing de contenu&nbsp;: entre intégrité et efficacité</em>, réunissant quatre experts québécois dans le domaine, promettait de toucher à l’aspect éthique de cette stratégie qui consiste à « raconter une histoire » dans un format le plus près possible du texte journalistique.</p>
<p>&nbsp;Comment conserver son intégrité, quand on est un média d’information, si on incorpore ce type de contenu&nbsp;dans l’espace rédactionnel? Faut-il faire une distinction importante entre les deux sphères d’activité&nbsp;? Patrick Élie, directeur, comptes majeurs chez TC Media, a répondu succinctement à la question de l’animateur Arnaud Granata, vice-président, directeur des contenus aux Éditions Infopresse.</p>
<p>&nbsp;« <em>Le marketing de </em><em>&laquo;&nbsp;storytelling</em><em>&nbsp;&raquo; est intéressant. TC Média fait du contenu et les marques s’intègrent dans notre contenu. C’est de l’intégration éditoriale. On aborde ça avec beaucoup de prudence. </em>»</p>
<p>&nbsp;<strong>Plus que centenaire</strong></p>
<p><strong>&nbsp;</strong>L’expression marketing de contenu circule beaucoup depuis deux ans, mais désigne une pratique établie depuis longtemps, ont répété les conférenciers. En 1999, Via Rail exploitait une plateforme web réunissant des reportages et des capsules vidéo pour mousser ses destinations moins populaires, souligne Étienne Denis, fondateur et président de l’agence 90 degrés, spécialisée en contenu.</p>
<p>&nbsp;« <em>Cela existe depuis plus de 100 ans&nbsp;!</em> » dit Joe Pulizzi, fondateur du Content Marketing Institute. Il cite en exemple <em><a href="http://www.deere.com/en_US/CCE_promo/furrow/index.html" target="_blank">The Furrow Magazine</a></em>, produit par le fabricant de tracteurs John Deere qui, depuis 1895, « <em>embauche des journalistes pour établir le contact avec sa clientèle et la conserver </em>».</p>
<p>L’air est connu, mais l’orchestration est entièrement repensée, en fonction des supports numériques. Au contact des multiples opportunités de diffusion du cyberespace, le marketing de contenu provoque un changement de paradigme, assure Étienne Denis.</p>
<p>&nbsp;L’époque où les médias avaient le quasi-monopole des contenus est enterrée. « <em>L’entreprise devient elle-même producteur d’un important volume de contenu</em>. »</p>
<p>&nbsp;Si les textes commandités n’ont rien d’une révolution, qu’ils s’inscrivent dans la généalogie de l’infopublicité, des publireportages ou des articles enchâssé dans les cahiers thématiques, le marketing de contenu est la forme la plus raffinée de cette lignée, qui se rapproche de plus en plus du journalisme.</p>
<p>&nbsp;On recherche « <em>l’excellence</em> », la « <em>qualité</em> », la « <em>rigueur </em>», note Maxime Gaudreau, directeur, marketing et innovation, à l’agence de stratégie numérique nvi. Des qualités qui sont aussi les idéaux des journalistes, nombreux à se convertir à la production de contenu de marque.</p>
<p>&nbsp;On ne veut plus « <em>séduire le client pour lui donner le goût d’être satisfait</em> », comme le fait la publicité, explique Étienne Denis. Par le contenu, on veut « <em>aider le client à être satisfait</em> ». Contenu utile. Contenu ludique. On ne veut plus vendre, mais aider, divertir, créer un engagement envers la marque et si possible, un effet « viral ».</p>
<p>&nbsp;<strong>Liquide, le contenu</strong></p>
<p>&nbsp;Que ceux qui ne sont pas encore convaincus de la révolution qui est en marche visionnent la <a href="http://www.youtube.com/watch?v=LerdMmWjU_E" target="_blank">vidéo de Coca-Cola</a>, qui explique en 7 min 27 son concept de « contenu liquide ».</p>
<p>&nbsp;Les plus grandes réussites en la matière&nbsp;? <a href="http://www.redbullmediahouse.com" target="_blank">Red Bull Media House</a>, dit Joe Pulizzi. Le fabricant de boissons énergisantes pousse la logique avec son portail <a href="https://www.redbullcontentpool.com/content/international" target="_blank">Red Bull Content Pool</a>, en vendant du contenu sous licence. « <em>Vous êtes producteur, éditeur, journaliste et vous vous intéressez à du contenu et des histoires excitantes&nbsp;?</em> » dit-on dans la vidéo de présentation, sur le site qui comprend une « salle de nouvelles ».</p>
<p>&nbsp;Joe Pulizzi cite d’autres réussites&nbsp;: <a href="http://www.openforum.com" target="_blank"><em>Open Forum</em></a> (American Express), <a href="http://www.homemadesimple.com/fr-ca/pages/home.aspx" target="_blank"><em>La vie simplifiée</em></a> (<em>Home Made Simple</em>) et <a href="http://www.beinggirl.fr" target="_blank"><em>Being Girl</em></a>. Si Red Bull et American Express s’affichent clairement sur leurs plateformes de contenu, il faut scruter à la loupe une note au bas de la page d’accueil pour découvrir la signature de Procter and Gamble sur les deux derniers sites.</p>
<p>&nbsp;En fait, moins on attire l’attention sur la marque, plus le public montre de l’intérêt, admet Joe Pulizzi. « <em>Plus vous mettez de marketing dans votre contenu, moins il fonctionne</em> », a-t-il répondu à un participant qui a soulevé le problème de crédibilité, pour les médias qui véhiculent du marketing de contenu, s’il n’est pas distinct de l’information.</p>
<p>&nbsp;« <em>La transparence est importante</em>, a répondu Pulizzi. <em>Mais Fox News et CNN ont aussi des partis pris. Il faut juste être transparent.</em> »</p>
<p>&nbsp;<strong>Médias-agences</strong></p>
<p>Les invités de la Journée Infopresse ont d’ailleurs peu parlé de l’intérêt croissant, pour les entreprises médias, à mettre la main sur la nouvelle source de revenus potentielle du marketing de contenu.</p>
<p>&nbsp;Pourtant, de nombreux titres influents et prestigieux offrent désormais leur expertise en édition pour reconquérir ces marques qui ont tourné le dos aux médias de masse ou pour en séduire d’autres. C’est la voie qu’ont choisie <a href="http://www.digiday.com/publishers/the-economist-content-marketing-approach/" target="_blank"><em>The Economist</em></a>, <a href="http://contently.com/blog/2012/09/24/the-new-newsroom-how-content-connects-editorial-and-marketing-at-forbes/" target="_blank"><em>Forbes</em></a>, <a href="http://www.digiday.com/publishers/washington-post-tries-sponsored-posts/" target="_blank"><em>The Washington Post</em></a> ou <em>The Atlantic</em> (qui a dû revoir sa politique relative au contenu commandité après la très controversée publication d’un texte vantant <a href="http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2013/jan/16/atlantic-scientology-sponsor-content-blunder" target="_blank">l’Église de Scientologie</a>), pour colmater la fuite des revenus publicitaires.</p>
<p>&nbsp;Au Québec, TC Média, qui se positionne comme « <a href="http://tctranscontinental.com/fr/about/profile/tc-media" target="_blank">une entreprise d’activation marketing</a> », est à la fois un média et une agence marketing qui multiplie les plateformes numériques pour faciliter la diffusion du contenu des annonceurs.</p>
<p>&nbsp;L’idée répond précisément aux besoins des marques, si on en croit Christophe Bergeron, directeur de création à l’agence Sid Lee&nbsp;: « <em>Quand on créé une plateforme édito, si elle n’est pas appuyée par un écosystème, ça ne sert à rien. On n’est pas tous TC Média. On a besoin d’amis. Le contenu a besoin d’amis et d’amour. Les deux s’achètent. </em>»</p>
<p>&nbsp;Les marques sont-elles des amis fréquentables, avec le degré d’intimité que suppose le marketing de contenu, pour une entreprise qui est aussi un média d’information&nbsp;?</p>
<p>&nbsp;L’animateur a évoqué les expérimentations du journal <em>Les Affaires</em> (NDLR <a href="http://productivite.lesaffaires.com" target="_blank">Productivité 202020</a> est un bon exemple de marketing de contenu, auquel les journalistes contribuent) et posé la question&nbsp;: « N’y a-t-il pas le risque de perdre sa crédibilité&nbsp;? »</p>
<p>&nbsp;La réponse de Partick Élie, de TC Média, indique que la question méritera d’être encore posée dans le futur. « <em>On est des marques nous-mêmes. Tout se complexifie et il y a plusieurs solutions. Tout va évoluer. </em>»</p>
]]></content:encoded>
					
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
			<title>La Tunisie, le jasmin et la police</title>
			<link>http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/la-tunisie-le-jasmin-et-la-police/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-tunisie-le-jasmin-et-la-police</link>
			<comments>http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/la-tunisie-le-jasmin-et-la-police/#comments</comments>
			<pubDate>Thu, 14 Mar 2013 17:28:06 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Nathalie Villeneuve</dc:creator>
			
			<guid isPermaLink="false">http://conseildepresse.qc.ca/?post_type=cpq_chroniques&#038;p=12979</guid>
				<description><![CDATA[L’assassinat de l’opposant tunisien Chokri Belaïd, le 6 février, a soufflé sur les braises de la révolution du jasmin et ramené les citoyens dans la rue. Alors que des effectifs policiers étaient dépêchés sur le terrain, d’autres représentants des forces &#8230; <a href="http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/la-tunisie-le-jasmin-et-la-police/" title="Lire la suite"><span class="meta-nav">Lire la suite&#160;&#187;</span></a>]]></description>
						<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’assassinat de l’opposant tunisien Chokri Belaïd, le 6 février, a soufflé sur les braises de la révolution du jasmin et ramené les citoyens dans la rue. Alors que des effectifs policiers étaient dépêchés sur le terrain, d’autres représentants des forces de l’ordre s’initiaient aux notions de liberté de presse et de sécurité des journalistes.</strong>&nbsp;</p>
<p>Ce jour-là, à Tunis, un policier a perdu la vie dans les affrontements. À une quinzaine de kilomètres à l’est, sur la côte, à Salambo, la nouvelle de l’assassinat aurait pu chambouler l’horaire prévu à l’École nationale de formation des cadres de la police.</p>
<p>« <em>L’assassinat de </em><em>Chokri Belaïd</em><em> est arrivé alors que j’étais en formation. À ce moment, j’ai craint que tout s’arrête. Pas du tout&nbsp;: les participants aux stages ont voulu continuer</em> », raconte Paul Daudin Clavaud, ex-journaliste devenu directeur de <a href="http://mediastrainingcenter.com/page_7.html">Médias Training Center</a>, qui a des bureaux à Montpelier et Casablanca.</p>
<p>Alors que la première élection libre au pays, en octobre dernier, n’a pas empêché une décote de quatre points de la Tunisie (qui occupe le 138<sup>e</sup> rang sur 179) au Classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), les forces de l’ordre font preuve d’une ouverture d’esprit, témoigne M. Daudin Clavaud.</p>
<p>Mandaté par l&#8217;UNESCO et ESJ Pro (École Supérieure de journalisme) de Lille pour organiser une formation à l’intention des forces de sécurité tunisiennes, M. Daudin Clavaud admet que l’incertitude et l’instabilité persistent, dans ce pays du Maghreb. Il est toutefois persuadé que la marche vers la démocratie est bien enclenchée.</p>
<p>« <em>C’est vrai qu’on est dans une incertitude. Ce serait triste que tout ça s’arrête, mais l’inspiration de liberté est très forte, en Tunisie</em> », a noté le formateur en entrevue avec le <em>Magazine du CPQ</em>.</p>
<p><strong>Liberté 101</strong></p>
<p>Afin<strong> </strong>d’améliorer les relations entre forces de sécurité et journalistes et de permettre une meilleure transition démocratique en Tunisie, l’UNESCO a initié ce <a href="http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco_partners_with_tunisian_ministry_of_the_interior_to_improve_safety_of_journalists/">programme de formation</a>, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur.</p>
<p>Les ateliers, qui se sont déroulés du 31 janvier au 13 février, ont fourni aux participants les bases nécessaires à la compréhension du droit à la liberté d’expression et de la presse&nbsp;: notions de démocratie, histoire des droits de l’homme, évolution des libertés fondamentales en Tunisie, droits et devoirs des journalistes, déontologie et éthique de la profession, interaction entre les journalistes, les forces de sécurité et la justice…</p>
<p>Vingt membres de la police, de la garde nationale et de la protection civile et dix journalistes tunisiens ont participé à cette formation, qui se poursuivra dans les mois à venir ailleurs au pays.</p>
<p>Dans la même foulée, le ministère de l’Intérieur travaille à l’élaboration d’un code de conduite pour les membres des forces de l’ordre. « <em>Il faut que ce soit précis, pas seulement des déclarations de bonnes intentions</em> », souligne Paul Daudin Clavaud, qui a participé à des réunions du Ministère à ce sujet, à titre d’expert.</p>
<p>L’élaboration d’un code est une étape. Le changement de culture institutionnelle en est une autre. La formation a joué en ce sens un rôle central. «&nbsp;<em>Pour faire passer le message, il faut faire passer de l’information. Les forces de sécurité ont bien compris que c’était du gagnant-gagnant&nbsp;: meilleure image auprès des médias, de la population… [Ils ont compris] qu’eux aussi avaient un rôle à jouer dans la démocratie.</em> »</p>
<p>La voie est alors ouverte à un dialogue entre policiers et représentants des médias. Un code fournit le canevas de référence pour baliser cette nouvelle relation. Il apporte, entre autres, un éclairage sur la nécessité de décentraliser l’information.</p>
<p>« <em>Jusqu’à maintenant,</em> illustre M. Daudin Clavaud, <em>lorsque des informations étaient sollicitées sur des faits divers, il fallait que ça remonte jusqu’au Ministère ou au siège des forces de sécurité avant qu’un journaliste ait accès à l’information. On a vu que ceux qui ont suivi la formation étaient prêts à aller plus loin en matière de décentralisation. Ils ont compris que parler d’un accident de voiture ne remet pas en question la sécurité nationale.&nbsp;</em>»</p>
<p>Un code de conduite peut par ailleurs baliser les relations avec les médias lors d’événements à haut risque, comme la tenue de grands procès, ou en situation de crise. À cet égard, Paul Daudin Clavau s’est inspiré du <a href="http://www.justice.gouv.qc.ca/francais/publications/administ/guide.htm">Guide des relations avec les médias</a> et de la gestion des événements d’envergure et à risque du ministère de la Justice du Québec.</p>
<p>« <em>Les deux gros problèmes qui se posent en matière de relations avec les médias en Tunisie sont les manifestations et la tenue de grands procès. Il y a une absence d’historique de dialogue. On est sur un terrain complètement vierge pour les forces de sécurité. </em>»&nbsp;</p>
<p><strong>Double prise de conscience</strong></p>
<p>Qui dit dialogue dit deux parties&nbsp;: les journalistes aussi doivent être sensibilisés à la nature du travail des policiers, souligne le formateur.</p>
<p>« <em>La priorité [pour les policiers], n’est pas d’aller secourir des journalistes, c’est le maintient de l’ordre. Ce n’est pas toujours évident. </em>»</p>
<p>D’autant que les journalistes qui se fondent dans une foule sont parfois malmenés par les manifestants eux-mêmes, note M. Daudin Clavaud. Ce qui n’est pas sans rappeler, toutes proportions gardées, les mésaventures de journalistes québécois couvrant le Printemps érable en 2012. Ces événements ont d’ailleurs contribué à une <a href="http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/le-canada-retrograde-par-rsf-dans-le-peloton-de-tete-de-justesse/">dégringolade du Canada</a> de 11 points au classement de RSF.</p>
<p>« <em>Que peuvent faire des forces de sécurité lorsque les journalistes se trouvent dans des lieux pas forcément sécurisés? Les policiers ne peuvent pas être insensibles à un journaliste qui se fait tabasser, comme n’importe quel citoyen, mais à partir du moment ou il choisit d’être dans une manifestation, ça devient à ses risques et périls.&nbsp;</em>»</p>
<p>Le port d’un brassard par les journalistes est une idée qui a été avancée, lors des discussions portant sur le code, au ministère de l’Intérieur tunisien.</p>
<p>« <em>Ce n’est pas du tout évident. Le brassard est bien si le journaliste est en dehors de la manifestation. Moi, je dis d’évaluer les situations. Je crois que quand il se prépare une manifestation et que la situation peut dégénérer, il doit y avoir une discussion entre les forces de l’ordre et les journalistes. À partir du moment où le journaliste sort du dispositif de sécurité établi, c’est à ses risques et périls. </em>»</p>
<p>Si les modalités à établir pour assurer la sécurité des journalistes sont encore à définir, une chose est certaine&nbsp;: les policiers montrent les signes d’un changement de mentalité.</p>
<p>« <em>Lors de la première semaine de formation,</em> relate Paul Daudin Clavaud, <em>une journaliste a raconté devant les forces de police qu’elle avait été violentée lors d’une manifestation. Une discussion a suivi. Un responsable de la police est intervenu et a dit que c’était inadmissible, que ce n’est pas ce qu’on leur a montré à l’école de police et a insisté pour offrir ses excuses en son nom personnel et au nom des services de sécurité.</em> »</p>
]]></content:encoded>
					
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
			<title>FÉVRIER 2013 &#8211; Tour du monde déontologique</title>
			<link>http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/fevrier-2013-tour-du-monde-deontologique/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=fevrier-2013-tour-du-monde-deontologique</link>
			<comments>http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/fevrier-2013-tour-du-monde-deontologique/#comments</comments>
			<pubDate>Sat, 02 Mar 2013 17:05:52 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Nathalie Villeneuve</dc:creator>
			
			<guid isPermaLink="false">http://conseildepresse.qc.ca/?post_type=cpq_chroniques&#038;p=12812</guid>
				<description><![CDATA[Chaque mois, le&#160;Magazine du CPQ&#160;vous propose un tour de piste de décisions, prises de position, analyses ou comptes rendus de divers organisme de régulation de la presse ou d’ombudsman du Canada ou de l’étranger, relativement à différentes situations où se &#8230; <a href="http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/fevrier-2013-tour-du-monde-deontologique/" title="Lire la suite"><span class="meta-nav">Lire la suite&#160;&#187;</span></a>]]></description>
						<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chaque mois, le&nbsp;<em>Magazine du CPQ</em>&nbsp;vous propose un tour de piste de décisions, prises de position, analyses ou comptes rendus de divers organisme de régulation de la presse ou d’ombudsman du Canada ou de l’étranger, relativement à différentes situations où se posent des questions déontologiques et éthiques.</strong></p>
<p>
]]></content:encoded>
					
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
			<title>Le Canada rétrogradé par RSF : dans le peloton de tête, de justesse</title>
			<link>http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/le-canada-retrograde-par-rsf-dans-le-peloton-de-tete-de-justesse/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=le-canada-retrograde-par-rsf-dans-le-peloton-de-tete-de-justesse</link>
			<comments>http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/le-canada-retrograde-par-rsf-dans-le-peloton-de-tete-de-justesse/#comments</comments>
			<pubDate>Fri, 08 Feb 2013 16:05:21 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Nathalie Villeneuve</dc:creator>
			
			<guid isPermaLink="false">http://conseildepresse.qc.ca/?post_type=cpq_chroniques&#038;p=12606</guid>
				<description><![CDATA[Le Canada reste un pays où il fait bon être journaliste, mais encaisse une dégringolade de 11 points dans le Classement mondial 2013 de Reporters sans frontières (RSF), où il tient maintenant la 20e place. Printemps érable, protection des sources &#8230; <a href="http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/le-canada-retrograde-par-rsf-dans-le-peloton-de-tete-de-justesse/" title="Lire la suite"><span class="meta-nav">Lire la suite&#160;&#187;</span></a>]]></description>
						<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-12612" title="rsf" src="http://conseildepresse.qc.ca/wp-content/uploads/2013/02/rsf.jpg" alt="" width="990" height="326" /></p>
<p><strong>Le Canada reste un pays où il fait bon être journaliste, mais encaisse une dégringolade de 11 points dans le Classement mondial 2013 de Reporters sans frontières (RSF), où il tient maintenant la 20<sup>e</sup> place. Printemps érable, protection des sources et projet de loi C-30&nbsp;suscitent l’inquiétude, explique Benoît Hervieux, responsable du bureau des Amériques.</strong></p>
<p>Pour le Canada, c’est une baisse importante, admet d’emblée M. Hervieux. Des problèmes structurels, liés à la <a href="http://fr.rsf.org/canada-perquisition-ahurissante-au-16-03-2012,42139.html">protection des sources</a> et à la <a href="http://fr.rsf.org/canada-projet-de-loi-c-30-sur-l-acces-21-02-2012,41913.html">protection des données numériques</a> (projet de loi C-30), ont bel et bien été constatés par RSF. Le Printemps érable, qui a généré de l’hostilité envers les médias et des entraves à leur travail a aussi pesé dans la balance.</p>
<p>Mais il faut d’abord relativiser et apporter des bémols, dit Benoît Hervieux. « <em>Attention, être 20<sup>e</sup> au classement de RSF, c’est pas mal&nbsp;! Quand vous êtes encore dans les 20 premières places, il peut y avoir des variations qui sont impressionnantes à première vue, qui ne veulent pas dire que le pays est sur une espèce de pente déclinante. Les vingt premières places, c’est quand même une garantie qu’on a affaire à un pays où ça va bien.&nbsp;»</em>&nbsp; &nbsp;</p>
<p><strong>Effet mécanique</strong></p>
<p>Hormis les causes fondamentales, des facteurs techniques et mécaniques peuvent expliquer en partie le mouvement du Canada dans le « palmarès » de RSF.</p>
<p>« <em>Le classement a été très profondément revu cette année, en terme de méthodologie </em>», prévient Benoît Hervieux. Les questions ont été diversifiées, explique-t-il.</p>
<p>Des questions chiffrées permettent maintenant de tenir compte des exactions dont sont victimes les journalistes dans certains pays, précise-t-on dans le <a href="http://fr.rsf.org/press-freedom-index-2013,1054.html">rapport</a>. « <em>Mais aussi des aspects plus structurels, par exemple les législations, l’accès à l’information, la formation des journalistes, etc. Ce qui nous donne des indications plus précises qu’auparavant</em> », note M. Hervieux.</p>
<p>D’autre part, le jeu de chaise musicale avec d’autres pays du continent, notamment la Jamaïque et le Costa Rica, qui ont amélioré leur bilan, a un effet. C’est ce que Benoît Hervieux appelle l’« <em>effet mécanique</em> » lié à la progression ou au recul des pays.</p>
<p><strong>Protection des sources</strong></p>
<p>Du côté des facteurs structurels qui ont induit la dégringolade du Canada, « <em>on remarque depuis quelques années — et c’est quelque chose qu’on n’avait peut-être pas suffisamment souligné, dans les précédents classements — qu’il y a un certain nombre de problèmes au Canada avec la protection des sources </em>».</p>
<p>M. Hervieux cite en premier lieu la <a href="http://fr.rsf.org/canada-perquisition-ahurissante-au-16-03-2012,42139.html">perquisition « assez ahurissante »</a> au domicile d’Éric-Yvan Lemay, journaliste au <em>Journal de Montréal</em>, le 15 février. M. Lemay avait réalisé un <a href="http://www.journaldemontreal.com/dossiers-mal-proteges">reportage</a> démontrant la facilité avec laquelle un intrus pouvait avoir accès à des dossiers confidentiels de patients dans plusieurs hôpitaux.</p>
<p><a href="http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2012/03/20120315-100453.html">La perquisition</a> donnait suite à une plainte formulée par l’hôpital Honoré-Mercier, à Saint-Hyacinthe, pour vol de documents confidentiels. L’intervention des policiers, qui ont notamment réquisitionné son ordinateur, avait été dénoncée par la <a href="http://www.fpjq.org/index.php?id=single&amp;tx_ttnews%5BpS%5D=1360176635&amp;tx_ttnews%5Bpointer%5D=1&amp;tx_ttnews%5Btt_news%5D=27242&amp;tx_ttnews%5BbackPid%5D=42&amp;cHash=710466e04a">Fédération professionnelle des journalistes</a>.</p>
<p>La Sûreté du Québec devait par la suite <a href="http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2012/04/20120403-230752.html">renoncer</a> à déposer des accusations contre M. Lemay.</p>
<p>La perquisition « <em>a clairement contribué</em> » à la colonne négative du bilan canadien, affirme le responsable de RSF.</p>
<p>Cet épisode contraste, selon lui, avec la réaffirmation par la Cour suprême du <a href="http://fr.rsf.org/canada-daniel-leblanc-en-me-donnant-12-11-2010,38807.html">droit de protéger les sources</a>, dans la <a href="http://www.jugements.qc.ca/php/decision.php?liste=66601540&amp;doc=BD21C16EBC62F828888843CFFFFB6D9B33CD235CD7E91F42D37AFF99F93724BF&amp;page=1">cause</a> opposant le <em>Globe and Mail </em>au Groupe Polygone Éditeurs inc. Le journaliste Daniel Leblanc risquait alors de devoir dévoiler l’identité d’une source qui l’avait alimenté dans son enquête sur le scandale des commandites. Il avait obtenu gain de cause auprès du plus haut tribunal du pays en octobre 2010.</p>
<p>« <em>On voit malheureusement qu’en matière de protection des sources, ce n’est pas toujours le cas, et qu’il reste des problèmes au Canada</em> », constate Benoît Hervieux.</p>
<p>RSF avait d’ailleurs souligné, en mai 2011, que la Cour suprême avait rendu une <a href="http://www.jugements.qc.ca/php/decision.php?liste=66602301&amp;doc=F7583E41DF67B3850ABDD559B939427DECC690E68A9A1944B33FEC7D75A5DEDD&amp;page=1">décision</a> mettant cette fois à mal la protection des sources, dans la cause opposant le <em>National Post</em> à la Couronne. On ordonnait ainsi au quotidien de remettre à la Gendarmerie royale du Canada des documents liés au « <a href="http://news.nationalpost.com/2010/05/07/the-shawinigate-affair-a-timeline/">Shawinigate</a> », remontant à 2001. Dévoiler ces documents revenait à dévoiler la source qui les avait remis au journaliste Andrew McIntosh.</p>
<p>D’autres événements, comme l’enquête toujours active de la Sûreté du Québec sur les possibles fuites d’informations policières dans le <a href="http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-affaires-criminelles/201202/13/01-4495625-affaire-davidson-une-fuite-aux-medias-a-declenche-lenquete.php">dossier Ian Davidson</a>, font en sorte que les représentants des médias ne savent pas sur quel pied danser, admet M. Hervieux.</p>
<p><strong>Projet de loi C-30</strong>&nbsp;</p>
<p>Un autre élément qui a « <em>beaucoup pesé</em> »&nbsp;: le projet de loi <a href="http://www.parl.gc.ca/LegisInfo/BillDetails.aspx?Language=F&amp;Mode=1&amp;billId=5375610&amp;View=7">C-30</a>, qui n’a pas dépassé l’étape de la première lecture, depuis son dépôt, en février 2012.</p>
<p>Visant notamment à faciliter les enquêtes policières sur les communications électroniques, mais écorchant au passage la protection des renseignements personnels sur le web, le projet de loi a été mis en veilleuse en raison <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2012/02/14/004-projet-loi-acces-communications-electroniques-introduit.shtml">des inquiétudes</a> qu’il a suscitées.</p>
<p>Il semble maintenant que le Commissariat à la protection de la vie privée soit en mode <a href="http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/201301/08/01-4609404-surveillance-sur-internet-vers-un-juste-equilibre.php">recherche de solutions</a>, afin de trouver une option moins irritante que C-30, qui vise à faciliter la vie aux policiers et aux services de renseignement.</p>
<p>Un autre projet de loi fédéral, C-12, est passé sous le radar de RSF, mais a également soulevé des <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2012/10/31/001-projet-loi-c-12-acces-elargi-policiers-vie-privee-citoyens-web.shtml">appréhensions</a>. Ce projet n’a pas non plus franchi les étapes ultérieures à la <a href="http://www.parl.gc.ca/LegisInfo/BillDetails.aspx?Language=F&amp;Mode=1&amp;billId=5134895&amp;View=0">première lecture</a>.</p>
<p>« <em>Le questionnaire </em>[à la source du Classement de RSF]<em> insiste beaucoup plus aujourd’hui sur les questions relatives à internet, </em>explique Benoît Hervieux<em>. On a beaucoup développé sur la protection des données individuelles des internautes et sur les législations. Le projet de loi C-30 est quelque chose qui </em><a href="http://fr.rsf.org/canada-projet-de-loi-c-30-sur-l-acces-21-02-2012,41913.html"><em>nous inquiète beaucoup</em></a><em>.</em> »</p>
<p>Le Canada n’est du reste pas le seul pays où la protection des données personnelles numérisées est à risque, fait-il valoir. « <em>Dans un certain nombre de pays réputés être des démocraties consolidées — l’Europe de l’Ouest, le Canada, les États-Unis à bien des égards — malheureusement, on voit que des législations en matière d’internet peuvent compromettre la libre circulation de l’information et la protection de ceux qui produisent cette information. </em>»</p>
<p><strong>Printemps érable</strong></p>
<p>Le printemps chaud que les Québécois ont vécu en 2012 a lui aussi sa part de responsabilité dans la décote du Canada.&nbsp;</p>
<p>Benoît Hervieux explique que des facteurs conjoncturels semblables, quoiqu’ayant donné lieu à des débordements beaucoup plus graves qu’au Québec, ont touché les États-Unis et le Chili, en 2011.</p>
<p>Les deux pays avaient conséquemment fait une chute libre de plusieurs places dans le <a href="http://fr.rsf.org/press-freedom-index-2011-2012,1043.html">Classement 2011-2012</a>. Les nombreuses arrestations de journalistes couvrant le mouvement <em>Occupy Wall Street</em> avaient coûté 27 places aux États-Unis. Le Chili avait quant à lui reculé de 40 cases, en raison des excès des forces policières envers des journalistes, pendant les protestations étudiantes.</p>
<p>« <em>Toutes proportions gardées, au Canada, le Printemps érable a aussi créé des situations de journalistes retenus par la police, de manifestation d’hostilité envers la presse, y compris de la part, parfois, des mouvements eux-mêmes</em> », rappelle M. Hervieux.</p>
<p><strong>Autres inquiétudes</strong></p>
<p>Le porte-parole du bureau des Amériques a profité de son entretien avec le <em>Magazine du CPQ</em> pour faire part d’autres sources de préoccupation de RSF à l’égard du Canada.&nbsp;</p>
<p>Il a d’abord mentionné la question des poursuites-bâillon, limitées au Québec par la procédure prévue à sa loi anti-SLAPP, depuis 2009. Le Québec est toutefois la seule province canadienne à être dotée d’une telle législation (voir le <a href="http://www.ledevoir.com/non-classe/254062/loi-anti-slapp">texte de Daniel Breton</a> écrit peu après l’adoption de la loi québécoise, dans <em>Le Devoir</em>, et <a href="http://conseildepresse.qc.ca/actualites/entrevues/regards-croises-sur-les-slapp/">notre reportage</a> portant sur les SLAPP).</p>
<p>M. Hervieux déplore par ailleurs les difficultés des journalistes canadiens à avoir accès à l’information provenant du gouvernement fédéral. « <em>Depuis le gouvernement Harper, notamment en matière de défense, ou au cabinet fédéral, les délais sont trop longs. Il y a des informations qui devraient être données et qui ne le sont pas, et on a un gouvernement fédéral qui est parfois assez agressif en la matière.</em> »&nbsp;</p>
<p>Il cite à ce chapitre le récent <a href="http://www.cjfe.org/sites/default/files/2013%20CJFE%20Report%20-%20A%20HOLLOW%20RIGHT%20Access%20to%20Information%20in%20crisis_0.pdf">mémoire soumis par le CJFE</a> (<em>Canadian Journalists for Free Expression</em>) au Commissariat à l’information du Canada, dans le cadre de la consultation publique sur la réforme de la <em>Loi sur l’accès à l’information</em>.</p>
]]></content:encoded>
					
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
			<title>JANVIER 2013 &#8211; Tour du monde déontologique</title>
			<link>http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/janvier-2013-tour-du-monde-deontologique/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=janvier-2013-tour-du-monde-deontologique</link>
			<comments>http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/janvier-2013-tour-du-monde-deontologique/#comments</comments>
			<pubDate>Thu, 31 Jan 2013 22:53:08 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Nathalie Villeneuve</dc:creator>
			
			<guid isPermaLink="false">http://conseildepresse.qc.ca/?post_type=cpq_chroniques&#038;p=12495</guid>
				<description><![CDATA[Chaque mois, le Magazine du CPQ vous propose un tour de piste de décisions, prises de position, analyses ou comptes rendus de divers organisme de régulation de la presse ou d’ombudsman du Canada ou de l’étranger, relativement à différentes situations &#8230; <a href="http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/janvier-2013-tour-du-monde-deontologique/" title="Lire la suite"><span class="meta-nav">Lire la suite&#160;&#187;</span></a>]]></description>
						<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chaque mois, le <em>Magazine du CPQ</em> vous propose un tour de piste de décisions, prises de position, analyses ou comptes rendus de divers organisme de régulation de la presse ou d’ombudsman du Canada ou de l’étranger, relativement à différentes situations où se posent des questions déontologiques et éthiques.</strong></p>
<p>
]]></content:encoded>
					
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
			<title>« Drame du car » en Suisse : la publication de photos d&#8217;enfants ne passe pas</title>
			<link>http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/drame-du-car-en-suisse-la-publication-de-photos-denfants-ne-passe-pas/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=drame-du-car-en-suisse-la-publication-de-photos-denfants-ne-passe-pas</link>
			<comments>http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/drame-du-car-en-suisse-la-publication-de-photos-denfants-ne-passe-pas/#comments</comments>
			<pubDate>Thu, 31 Jan 2013 14:52:37 +0000</pubDate>
			<dc:creator>Nathalie Villeneuve</dc:creator>
			
			<guid isPermaLink="false">http://conseildepresse.qc.ca/?post_type=cpq_chroniques&#038;p=12378</guid>
				<description><![CDATA[Le 13 mars 2012, 28 personnes, dont 22 enfants, périssent dans un accident d’autocar à Sierre, en Suisse. Les jours suivants, trois journaux publient des photos des jeunes victimes. Rien de morbide ou de sensationnel, mais aux yeux du Conseil &#8230; <a href="http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/drame-du-car-en-suisse-la-publication-de-photos-denfants-ne-passe-pas/" title="Lire la suite"><span class="meta-nav">Lire la suite&#160;&#187;</span></a>]]></description>
						<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_12382" class="wp-caption aligncenter" style="width: 1034px"><a href="http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/drame-du-car-en-suisse-la-publication-de-photos-denfants-ne-passe-pas/cadres-vides-joshwept-cc/" rel="attachment wp-att-12382"><img class="size-full wp-image-12382" title="Cadres vides Joshwept CC" src="http://conseildepresse.qc.ca/wp-content/uploads/2013/01/Cadres-vides-Joshwept-CC.jpg" alt="" width="1024" height="768" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo : Joshwept CC</p></div>
<p><strong>Le 13 mars 2012, 28 personnes, dont 22 enfants, périssent dans un accident d’autocar à Sierre, en Suisse. Les jours suivants, trois journaux publient des photos des jeunes victimes. Rien de morbide ou de sensationnel, mais aux yeux du Conseil suisse de la presse, cela ne passe pas le test éthique.</strong></p>
<p>Invités à motiver leur décision de publier ces visages d’enfants (des clichés pris de leur vivant), deux des rédacteurs en chef visés ont invoqué le devoir de la presse «&nbsp;<em>d’accompagner la compassion du public</em>&nbsp;», ainsi que l’importance de donner la pleine mesure de la «&nbsp;<em>dimension de la tragédie</em>&nbsp;» et d’«&nbsp;<em>évoquer la mémoire des enfants</em>&nbsp;».</p>
<p>«&nbsp;<em>On trouve que ces arguments ont une certaine valeur, mais il s’agit de les peser contre le droit à la protection des personnes</em>&nbsp;», a expliqué le président du Conseil suisse de la presse (CSP), Dominique von Burg, lors d’un entretien téléphonique avec le&nbsp;<em>Magazine du CPQ</em>. La prise de position du CSP, publiée le 27 décembre dernier, peut être téléchargée &nbsp;<a href="http://www.presseportal.ch/fr/pm/100018292/100730576/media-service-accident-de-car-sierre-photos-non-autoris-es-de-victimes-la-publication-requiert-l" target="_blank">ici</a>.</p>
<p><strong>Les faits</strong></p>
<p>Le 16 mars 2012, le journal&nbsp;<em>Blick</em>&nbsp;publie en une la photo grand format d’une des jeunes victimes de l’accident, de même que celles de onze autres d’entre elles dans ses pages intérieures. Puis, le lendemain, ce même journal illustre un article portant sur une jeune survivante, gravement blessée, à l’aide de deux photos de la fillette, en page 4. Deux autres pages sont consacrées à la tragédie, montrant d’autres images des victimes mineures.</p>
<p>Trois jours plus tard, la <em>Schweizer Illustrierte</em>&nbsp;emboîte le pas en plaçant en une les portraits individuels de 15 enfants emportés par l’accident et consacre 22 pages au «&nbsp;<em>drame du car</em>&nbsp;». On montre également des clichés d’une fillette pleurant son frère, de la classe qui prenait place dans l’autocar et d’une cérémonie funéraire, entre autres.</p>
<p>Le 21 mars,&nbsp;c’est au tour de <em>L’illustré</em>&nbsp;de dédier 26 pages au drame de Sierre. Le journal publie sensiblement les mêmes photos que la&nbsp;<em>Schweizer Illustrierte</em>, ainsi que des images tirées du blogue du camp de ski et des clichés de quatre adultes décédés.</p>
<p>Pour le CSP, il est clair que les trois journaux n’ont pas cédé au sensationnalisme ou à une forme de couverture morbide. Sa prise de position s’attarde donc à la question de l’atteinte à la vie privée, en vertu de la&nbsp;<em><a href="http://www.presserat.ch//Documents/Declaration_2008_fra.pdf" target="_blank">Déclaration des devoirs et des droits du/de la journaliste</a></em>&nbsp;(le document de référence déontologique et éthique du CSP).</p>
<p>C’est à cet égard que les agissements des médias ciblés s’écartent des bonnes pratiques, évalue le CSP. La publication des photos des enfants décédés pouvait-elle être justifiée par un «&nbsp;<em>intérêt public prédominant</em>&nbsp;», motivant l’intrusion dans la sphère privée et considérant le contexte sensible d’un drame humain?</p>
<p>&nbsp;La réponse donnée par le Conseil est non. «&nbsp;<em>La sphère privée des personnes impliquées -&nbsp;pour autant qu’il ne s’agisse de personnalités connues et que le compte rendu ne se trouve en rapport avec leur activité publique – doit être respectée aussi lors d’accidents spectaculaires, de crimes et de catastrophes.</em>&nbsp;»</p>
<p>La décision de publier les photos, provenant de différentes sources, doit cependant être jugée selon différents cas de figure, note le CSP. Certaines images provenaient des familles des victimes. D’autres avaient été reproduites à partir d’une galerie de photos exposées dans une chapelle ardente. Une troisième série de photos avait été repiquée sur le blogue du camp de ski.</p>
<p>Dans les cas où les photos avaient été remises par la famille des disparus, le Conseil admet, du bout des lèvres, que les médias étaient dédouanés.</p>
<p>Tout en soulignant l’état d’esprit fragile des proches des victimes, la valeur questionnable d’un consentement de leur part peu après un drame et la problématique entourant la pratique, de la part de journalistes, de remuer les émotions des personnes frappées par une tragédie, le CSP accorde que «<em>&nbsp;Les journalistes sont en droit de montrer des photos de victimes mortes d’un accident de la route, pour autant que les proches autorisent explicitement leur publication.&nbsp;</em>»</p>
<p>Dans le cas des photos exposées lors des funérailles, l’autorisation donnée par un responsable de la chapelle ardente et l’argument voulant que l’événement était public sont insuffisants, selon le CSP. «&nbsp;<em>Même si des photographies de victimes sont accessibles au public dans une chapelle ardente et lors de cérémonies funèbres, les rédactions ne peuvent dans leur reportage mettre en évidence par l’image certaines victimes sans l’accord explicite des proches. Cet accord ne peut être présumé.</em>&nbsp;»</p>
<p>Enfin, la publication d’images tirées d’un blogue est assortie de conditions, notamment lorsqu’elles sont diffusées dans un autre contexte, fait valoir le CSP. «&nbsp;<em>Les médias ne peuvent diffuser sans condition des images reprises sur un blogue, et ceci même si le blogue est accessible au public sans droit d’accès. On ne peut en effet en déduire que les images sont accessibles et reproductibles pour un compte rendu médiatique dans un tout autre contexte.&nbsp;</em>»</p>
<p><strong>Une question de culture</strong></p>
<p>La prise de position du Conseil suisse de la presse ne manquerait pas de causer un débat au Québec.</p>
<p>«&nbsp;<em>D’un pays à l’autre, il y a différentes conceptions de l’intérêt public</em>, fait remarquer Pierre Trudel, professeur titulaire au Centre de recherche en droit public de la Faculté de droit de l’Université de Montréal et spécialiste du droit des communications.&nbsp;<em>En Europe, il y a une grande marge accordée aux tribunaux, qui se considèrent davantage autorisés à faire du “second &nbsp;guess” là-dessus. En Amérique du Nord, on estime que les médias sont les mieux placés pour en juger.&nbsp;</em>»</p>
<p>La différence à cet égard entre les traditions européennes et américaines est grande, note M. Trudel, qui estime que le Québec se situe davantage dans la mouvance européenne. La douche froide qu’ont reçue les médias avec l’arrêt&nbsp;<em>Aubry c. Éditions Vice-Versa,</em>&nbsp;prononcé par la Cour suprême du Canada, en 1998, y serait pour quelque chose.</p>
<p>Dans cette décision qui marque encore aujourd’hui le choix de publier ou non des photographies dans les salles de nouvelles d’ici, une adolescente de 17 ans avait obtenu gain de cause en s’opposant à la publication de sa photo dans un magazine. Le cliché avait pourtant été pris dans un lieu public, mais sans son autorisation.</p>
<p>Par ailleurs, peu de balises juridiques existent au Québec quant au droit de publier ou non la photo d’une personne victime d’un accident, qu’elle soit mineure ou pas. Dans sa prise de position, le Conseil suisse de la presse cite une disposition du Code de procédure pénale suisse (art. 74, al. 4).</p>
<p>« <em>Dans les causes impliquant des victimes, les autorités et les particuliers ne sont habilités, en dehors d’une audience publique de tribunal, à divulguer l’identité de la victime ou des informations permettant son identification qu’à l’une des conditions suivantes : si la collaboration de la population est nécessaire à l’élucidation de crimes ou à la recherche de suspects. Ou si la victime (si elle est décédée, ses proches) y consent.</em> »</p>
<p>Au Québec, on ne retrouve pas de dispositions semblables, valide Pierre Trudel. Il souligne quelques exceptions en matière de criminalité sexuelle (où un juge peut, par exemple, imposer une&nbsp;<a href="http://crcvc.ca/fr/publications/media-guide/publication-bans/" target="_blank">ordonnance de non-publication</a>) et à l’égard des enfants impliqués dans les circonstances du décès d’une personne (<a href="http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;file=/R_0_2/R0_2.html" target="_blank">Loi sur la recherche des causes et des circonstances des décès</a>, art. 87).</p>
<p>En dépit du caractère «&nbsp;<em>triste</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>émotif</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>pas facile à vivre</em>&nbsp;» d’un drame comme celui de Sierre, Pierre Trudel évalue qu’en pareille circonstance, la décision de publier ou non des photos de victimes repose, sur le plan éthique comme sur celui du droit, sur la définition de l’intérêt public. Or, c’est précisément sur cet aspect que les points de vue divergent. Le questionnement vaut tout autant pour la problématique des photos publiées sur un blogue et repiquées ensuite par un média, fait remarquer M. Trudel. «&nbsp;<em>Le blogue est public, le sujet est public, mais est-ce que c’est d’intérêt public&nbsp;?</em>&nbsp;»</p>
<p>Dans le cadre de la décision du Conseil suisse de la presse, «&nbsp;<em>on parle de sphère privée, mais dans la chapelle ardente, par exemple,</em>&nbsp;[les photos]&nbsp;<em>étaient déjà largement publicisées. On accorde un droit de veto aux proches. Moi, personnellement, j’ai un peu de mal avec ça. Comme membre du public, je trouve qu’on est brimés.&nbsp;</em>»</p>
<p>En 1995, le Conseil de presse du Québec publiait un avis intitulé&nbsp;<em>Nommer ou ne pas nommer,</em>&nbsp;prônant la réserve, quant à l’identification de jeunes victimes de drames. Les grandes lignes de cet avis sont reprises dans un&nbsp;<a href="http://conseildepresse.qc.ca/publications/avis/avis-du-conseil-de-presse-sur-la-protection-de-l%E2%80%99anonymat-des-jeunes-contrevenants-et-des-mineurs-impliques-dans-des-drames-humains-et-annexe-sur-les-dispositions-legales-pertinentes/" target="_blank">second avis</a>&nbsp;portant entre autres sur la protection de l’anonymat des mineurs impliqués dans des drames humains&nbsp;: «&nbsp;<em>Dans les cas où l’intérêt public n’est pas mis en cause par la non-identification de la victime, la règle générale devrait être celle de la discrétion. »</em></p>
<p><strong>Plaignants allemands et belges</strong></p>
<p>Avant le CSP, deux autres organismes de régulation de la presse s’étaient penchés sur la couverture médiatique du drame.</p>
<p>En avril, le&nbsp;<em>Raad voor de journalistiek</em>&nbsp;(Conseil flamand pour le journalisme) publie une directive sur l’usage d’images provenant de sites web et des réseaux sociaux. Le CSP avait déjà publié une prise de position semblable, deux ans plus tôt.</p>
<p>Puis, en juin, c’était au Conseil de la presse allemand de traiter deux plaintes au sujet du drame de Sierre, rejetant la première, mais accueillant la seconde.</p>
<p>Alors que le CSP est encore dans l’expectative, l’Ombudsman du&nbsp;<em>Raad voor de journalistiek</em>, en Belgique, reçoit à son tour, à l’instar du conseil allemand, une plainte contre la publication de photos des jeunes victimes par deux journaux. Cela aboutit, en juillet, à une procédure de médiation et à des excuses de la part de la rédaction des deux journaux visés.</p>
<p>Le 6 juillet, le CSP décide de se saisir du cas, de sa propre initiative. Dans sa mire : le traitement journalistique du drame par les journaux suisses&nbsp;<em>Blick</em>,&nbsp;<em>Schweizer Illustrierte&nbsp;</em>et&nbsp;<em>L’illustré.</em>&nbsp;Dans les trois cas, des portraits commémoratifs des victimes et d’autres photos de deuil impliquant des proches ont été publiés.</p>
<p>Il n’est pas de pratique courante, pour le CSP, de s’autosaisir d’un cas, explique M. von Burg. «&nbsp;<em>On le fait rarement. On le fait dans des questions qui ont eu un certain écho et qu’on juge assez importantes, sur le plan déontologique. Ou alors, on s’autosaisit de questions de fond, qui ne touchent pas des cas particuliers.</em>&nbsp;»</p>
<p>Dans le dossier de l’accident de Sierre, l’absence de plainte a contraint le CSP à aller de l’avant de son propre chef. «&nbsp;<em>On a été assez surpris. On ne s’est pas autosaisi tout de suite, parce qu’on attendait une plainte. On aurait préféré avoir une plainte. L’autosaisie n’est pas une voie habituelle.&nbsp;</em>»</p>
<p>Quant à l’orientation prise par son organisme dans ce dossier, M. von Burg admet qu’elle s’inscrit dans une ligne de pensée typiquement européenne. «&nbsp;<em>C’est vrai qu’il y a une culture différente. En matière de déontologie, on peut toujours défendre des arguments différents. Dans le monde anglo-saxon, la liberté d’opinion a un poids plus absolu.&nbsp;</em>»</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		
	</channel>
</rss>