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Les propos de Jeff Fillion concernant  Raif Badawi étaient haineux et méprisants

Le tribunal d’honneur du Conseil de presse du Québec a rendu et publié huit (8) nouvelles décisions reliées à des plaintes qu’on lui avait soumises. Trois (3) d’entre elles ont été retenues, les cinq (5) autres ayant été rejetées. Trois d’entre elles sont ici résumées.
 
Propos de Jeff Fillion concernant Raif Badawi : une incitation à la haine et au mépris
 
« Aweille les coups de fouet, we don’t care. » C’est dans ces termes, notamment, que l’animateur de radio Jean-François Fillion décrivait son sentiment vis-à-vis du blogueur saoudien Raif Badawi, emprisonné pour avoir critiqué le régime saoudien et condamné à recevoir 1000 coups de fouet et 10 années de prison, des termes qui, selon une majorité de membres du comité des plaintes, incitait à la haine et au mépris.
 
En conséquence, le Conseil de presse blâme Jean-François Fillion de même que la station NRJ 98,9 FM.
 
« Like it, buy it » : des publicités mal identifiées dans la Montreal Gazette
 
Au premier coup d’oeil : tel devrait être le test qui guide les médias d’information lorsqu’il s’agit de déterminer si la distinction entre la publicité et l’information est suffisamment claire. C’est du moins ce qui ressort de la jurisprudence du Conseil en cette matière, qui établissait dans une décision précédente qu’un « contenu publicitaire doit pouvoir, à sa face même, être identifié comme tel. Le lecteur moyen doit être en mesure de faire cette constatation au premier coup d’oeil, sans que ne soit requise de sa part une recherche ou une action quelconque. » 
 
Dans cette décision, le Conseil a jugé que la Montreal Gazette avait clairement manqué à ce principe dans le cadre d’une campagne publicitaire intitulée « Like it, buy it », pour laquelle trois publireportages ont été publiés. Or, en ornant les textes en question des en-têtes « Business » et « Local News », le Conseil a jugé que non seulement la présentation de la publicité n’était pas assez claire, mais qu’elle était carrément trompeuse, en ce qu’elle reprenait des termes qui sont habituellement réservés à l’information.
 
Quant à la signature utilisée pour ces textes — « PostMedia Works » —, elle n’indique pas plus que l’on avait affaire à un texte publicitaire.
 
La plainte pour distinction insuffisante entre le contenu journalistique et la publicité a donc été retenue, et la Montreal Gazette a en conséquence été blâmée.
 
Un groupe de citoyens invisible aux yeux de l’hebdomadaire La Relève
 
Le Conseil a retenu la plainte de M. Raymond Gaudin, qui reprochait à l’hebdomadaire La Relève, de Boucherville, d’avoir sciemment ignoré les activités du groupe de citoyens dont il faisait partie, et qui s’était mobilisé pour dénoncer le projet de construction d’un complexe aquatique. Or, considérant que cette question suscitait de toute évidence des inquiétudes tout à fait légitimes quant à l’utilisation de fonds publics, le Conseil juge que l’hebdomadaire La Relève devait informer le public sur les doléances exprimées par les opposants au projet, dont le groupe de M. Gaudin faisait partie
 
Le Conseil a également donné raison au plaignant, qui dénonçait en outre le fait que l’hebdomadaire n’avait pas du tout couvert le fait que la Commission municipale du Québec (CMQ) avait ouvert une enquête au sujet de la nomination du nouveau directeur général de la Ville de Boucherville. Vu le haut degré d’intérêt public que présentait un tel événement, il est tout à fait inexplicable que l’hebdomadaire ne l’ait pas couvert, et cette omission constituait donc une faute.
 
Pour toutes ces raisons, l’hebdomadaire La Relève a été blâmé. 

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