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Le Conseil de presse examinera toute plainte relative au journalisme sur Internet ou « journalisme en ligne »

Le Conseil de presse vient d’émettre un avis public dans lequel il annonce qu’il s’intéressera de près désormais au journalisme qui se pratique sur Internet, compte tenu de l’essor que connaît le journalisme en ligne depuis quelques années. Conséquemment, le Conseil examinera toute plainte à l’endroit des médias sur Internet et des professionnels de l’information qui y oeuvrent. Tout éventuel examen du tribunal d’honneur de la presse québécoise concernera exclusivement les sites Internet diffusant des informations à caractère journalistique.

Le Conseil de presse du Québec vient d’émettre un avis public dans lequel il annonce qu’il s’intéressera de près désormais au journalisme qui se pratique sur le Net, compte tenu de l’essor que connaît le journalisme en ligne depuis quelques années. Conséquemment, le Conseil examinera toute plainte à l’endroit des médias sur Internet et des professionnels de l’information qui y oeuvrent.

Tout éventuel examen du tribunal d’honneur de la presse québécoise concernera exclusivement les sites Internet – journaux et magazines électroniques – diffusant des informations à caractère journalistique.

Les balises déontologiques à partir desquelles le Conseil de presse examinera les grandeurs et misères du journalisme en ligne seront à peu de choses près identiques à celles qui président, depuis 30 ans, à l’examen des dossiers soumis à son attention. Le fondement de ces balises éthiques repose sur les grandes règles d’or de la profession de journaliste, soit des principes universels d’impartialité, d’exactitude, de rigueur et d’honnêteté, visant la nécessaire objectivité de la démarche journalistique.

Dans son avis public, le Conseil prend soin de faire un certain nombre de mises en garde et de distinctions en ce qui a trait à la vraie nature de l’information et aux entreprises de presse sur le Net.  Ainsi, pour le Conseil, des services de  discussion ou de courrier en ligne ne sauraient être assimilés à de l’information journalistique. De même en est-il d’un communiqué de presse diffusé sur un site Internet ou d’un publireportage qui ne doivent pas être confondus avec de l’information à caractère journalistique. 

Le Conseil de presse rappelle par ailleurs que les journaux et médias électroniques se doivent d’éviter – comme toute autre entreprise de presse – la confusion des genres, manifestant le souci constant de distinguer clairement le reportage de la chronique ou du commentaire et de l’éditorial. De la même manière, les sources des journalistes en ligne doivent-elles être clairement identifiées, sauf exceptions prévues à la déontologie. Le Conseil note une surutilisation « d’hyperliens » dans les textes sur le Net et s’interroge sur leur pertinence, comme sur la pertinence de résumés fort succincts et de « titres-chocs ».

Le tribunal d’honneur de la presse met d’autre part en relief l’incompatibilité des fonctions qui semble parfois exister dans certains médias sur le Net entre la production journalistique et la production publicitaire. Dans cet esprit, souligne le Conseil, la direction de journaux électroniques doit relever des seuls professionnels de l’information, ne pouvant être confiée à des spécialistes en informatique ou encore moins à des rédacteurs publicitaires.  Le Conseil y voit là incompatibilité professionnelle et, de surcroît, apparence de conflit d’intérêts.   

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SOURCE :    

Robert MALTAIS
Secrétaire général
Conseil de presse du Québec
Tél. : (514) 529-2818
Courriel : direction@conseildepresse.qc.ca