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Nouvelles & Communiqués

Le Sénat Canadien, la liberté de la presse et la qualité de l’information – le dangereux précédent de l’affaire « L’Honneur et le mépris »

Radio-Canada a diffusé, il y a quelques mois, sous le titre « L’Honneur et le mépris », une série d’émissions sur la guerre 1939-1945. À la suite de plaintes reçues, le sous-comité du Sénat canadien responsable des affaires des anciens combattants a décidé d’examiner l’authenticité des informations contenues dans la série diffusée par Radio-Canada, réseaux anglais et français.

Le 22 juin 1992. Radio-Canada a diffusé, il y a quelques mois, sous le titre « L’Honneur et le mépris », une série d’émissions sur la guerre 1939-1945. À la suite de plaintes reçues, le sous-comité du Sénat canadien responsable des affaires des anciens combattants a décidé d’examiner l’authenticité des informations contenues dans la série diffusée par Radio-Canada, réseaux anglais et français.

Le Conseil de presse du Québec ne peut rester indifférent devant ce précédent regrettable. Il y a là une intrusion gouvernementales inacceptable et une atteinte portée à la liberté de la presse et de l’information.

Le Conseil de presse du Québec, dont un des dix-neuf membres vient de Radio-Canada, au titre d’association constitutive, est un organisme voué à la défense de la liberté de la presse et à la promotion de la qualité de l’information, et par là au service du droit du public à une information qui permette à tous les citoyens de participer de façon éclairée aux débats et aux décisions dans une société démocratique.

Sans doute pourrait-on observer que les émissions de la série « L’Honneur et le mépris », constituent des émissions d’information d’un type particulier. Le souci de respecter la liberté d’expression, et plus spécialement la liberté de la presse et de l’information, devait quand même amener le Sénat à interrompre immédiatement la démarche amorcée.

Si des personnes ou groupes de personnes estiment qu’a été lésé leur droit à l’information, c’est aux organismes non gouvernementaux compétents et dûment constitués à cette fin que leur plainte devrait être acheminée, pour examen, et non pas au Sénat ou au Parlement, ni à aucun de leurs comités et sous-comités.

Le Conseil de presse du Québec espère que le Sénat s’interdira d’aller plus avant.