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Chroniques

2012 en 12 décisions

Histoire d’ambulances sens dessus-dessous

 

Crédit photo: Mechanikat CC

Le 23 mars 2012, le CPQ blâme sévèrement la journaliste Héloïse Archambault, le Journal de Montréal et Canoe, relativement à la publication, en octobre 2011, d’une série d’articles portant sur les délais ambulanciers depuis 2005.

Dans ces articles, Mme Archambault établit un lien de cause à effet entre un long temps de réponse des ambulanciers et la mort d’une vingtaine d’individus. Le plaignant, père d’une des « victimes », dit avoir précisé à la journaliste que le retard des secours n’a joué aucun rôle dans le décès de sa fille, comme il était mentionné dans le rapport du coroner.

En citant les rapports des coroners, Mme Archambault laissait également entendre, dans ses articles, que dans l’ensemble des cas étudiés, les décès étaient attribuables à un temps de réponse trop long des ambulanciers. Or, en examinant ces rapports, le CPQ a découvert que la journaliste « a mal interprété les recommandations des coroners, en a tiré des conclusions erronées et a totalement déformé la réalité, donnant ainsi un caractère sensationnaliste à la série d’articles ».

Le CPQ retient donc le grief pour informations inexactes et sensationnalisme. Il retient également le grief pour rectification insatisfaisante, compte tenu de la gravité des inexactitudes. Le média avait publié une note apportant une nuance concernant la fille du plaignant, une semaine après la publication du premier article. 

 La liste des « décès évitables » est toujours disponible en ligne.

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