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Chroniques

FÉVRIER 2013 – Tour du monde déontologique

Le subterfuge en dernier recours, seulement

Crédit photo : familymwr CC

Press Complaint Commission (PCC), Royaume-Uni. Dans une décision rendue le 22 février, la PCC estime que le Kent and Sussex Courier n’a pas fait d’efforts pour recourir à d’autres moyens qu’un subterfuge, pour découvrir des informations publiées dans un article en août 2012.

Le journaliste s’est fait passer pour le conjoint d’une dame pour piéger une représentante d’une entreprise de marketing direct. La représentante, qui a formulé la plainte contre le journal, proposait ainsi une source de revenus à la dame, qu’elle savait dans le besoin et vulnérable.

Le journaliste, sous une fausse identité, a accompagné la dame lors d’une rencontre avec la vendeuse et a enregistré les propos de celle-ci et pris des photos d’elle, qu’il a publiées avec l’article.

Quoique les informations ainsi colligées étaient sans aucun doute d’intérêt public — la vendeuse a confié utiliser son emploi de réceptionniste d’une clinique pour identifier des clients potentiels — la PCC croit qu’il aurait fallu épuiser d’autres moyens, avant d’user de ruse pour les obtenir.

« Le Code de pratique des rédacteurs en chef établit qu’user de fausses représentations ou de subterfuges peut en général être justifié seulement au nom de l’intérêt public, et seulement quand le matériel ne peut être obtenu par d’autres moyens », écrit la PCC (traduction de l’anglais par le Magazine du CPQ).

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