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Inexactitudes grossières: les faits doivent primer le sensationnel

Montréal, jeudi 5 avril 2012 – Le tribunal d’honneur du Conseil de presse du Québec vient de rendre et de publier dix (10) nouvelles décisions reliées à des plaintes qu’on lui avait soumises. Six d’entre elles ont été retenues, les quatre autres ayant été rejetées.

Déformation sensationnaliste
D2011-11-022 : M. Arnaud Duhoux  c. Mme Mme Héloïse Archambault, journaliste; M. Dany Doucet, rédacteur en chef; le quotidien Le Journal de Montréal; M. Patrick White, rédacteur en chef; Le portail Canoë

Dans une série de quatre reportages, publiés fin octobre, portant sur le travail des ambulanciers, la journaliste Héloïse Archambault, du Journal de Montréal, aborde la question des délais d’attente lors d’appels d’urgence. Elle y laisse entendre, en prétendant se fonder sur des rapports du coroner, qu’une dizaine de cas de décès analysés par celui-ci aurait pu être évitée si les ambulanciers avaient pu se rendre plus tôt sur les lieux.

Le plaignant, M. Arnaud Duhoux, dont la fille est décédée – décès pour lequel le coroner a justement déclenché une enquête, faisant partie de celles citées par la journaliste – contestait vivement cette affirmation. Selon lui, le rapport du coroner n’avait jamais établi qu’on pouvait imputer le décès de sa fille au délai d’attente pour l’ambulance, ce qu’il aurait mentionné à la journaliste, à deux reprises.

Une simple lecture des rapports invoqués par la journaliste a permis au Conseil de s’apercevoir que non seulement cela était-il vrai dans le cas de la fille de M. Duhoux, mais que cela s’appliquait également aux neuf autres cas cités par la journaliste. Jamais le coroner n’y affirme que ces décès sont attribuables à la lenteur des services, au contraire.

Étant donné que ces inexactitudes, à caractère sensationnaliste, ont grossièrement déformé la réalité, et que la rectification, très partielle, parue dans le Journal de Montréal, n’était pas de nature à rétablir les faits, le Conseil a choisi de retenir contre la journaliste et le média un blâme sévère.

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Le texte intégral des décisions ainsi qu’un résumé des arguments des parties en cause peuvent être consultés au www.conseildepresse.qc.ca, à la section « Décisions ».

Ces décisions sont toutes susceptibles d’être portées en appel dans les 30 jours de leur réception par les parties. 

Le Conseil rappelle que « Lorsqu’une plainte est retenue, l’entreprise de presse visée par la décision a l’obligation morale de la publier ou de la diffuser. » (Règlement No 3, article 8.2) 

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SOURCE :                          

Julien Acosta, directeur des communications
Conseil de presse du Québec
Tél. : (514) 529-2818

RENSEIGNEMENTS :

Guy Amyot, secrétaire général
Conseil de presse du Québec
Tél. : (514) 529-2818

 

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