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Le reportage d’Alain Gravel sur la sollicitation politique du mari de Pauline Marois respectait les normes déontologiques, confirme la commission d’appel

La commission d’appel du Conseil de presse du Québec a revu trois décisions du comité des plaintes ayant fait l’objet d’un appel de l’une des parties.

D2014-07-008B (2) : La décision visant Alain Gravel et Radio-Canada maintenue

À l’unanimité, les membres de la commission d’appel ont maintenu la décision de première instance visant le journaliste Alain Gravel et « Le Téléjournal 22h » de Radio-Canada relativement à un reportage soutenant, sur la base de sources confidentielles, que Claude Blanchet, mari de Pauline Marois, alors première ministre sortante du Québec, aurait sollicité des firmes de génie-conseil pour financer les campagnes politiques de 2007 et de 2008 de sa femme.

En première instance, après avoir analysé le dossier et entendu le plaignant, le journaliste, et le directeur de l’information de Radio-Canada, le comité des plaintes avait jugé à l’unanimité que le journaliste et le diffuseur public n’avaient commis aucun manquement déontologique. L’audition des parties impliquées dans un dossier se fait de façon exceptionnelle au Conseil de presse, lorsque le comité des plaintes juge qu’il a besoin d’être éclairé sur certains points qui font l’objet de la plainte. Il peut alors décider d’interroger les parties. La commission d’appel n’a constaté aucun vice procédural à la tenue de ces auditions.

En ce qui concerne l’utilisation d’une source confidentielle et la corroboration de l’information, la commission d’appel juge que les principes en vigueur au moment de la réalisation du reportage ont été correctement appliqués par le comité des plaintes.

L’une des sources confidentielles du reportage, le dirigeant d’une firme de génie-conseil, affirmait sous serment avoir donné 25 000 $ de chèques de différents donateurs à M. Blanchet, en 2007. M. Blanchet nie catégoriquement dans le reportage connaître la façon de procéder de la firme de génie-conseil. Selon Radio-Canada, des contributions politiques avaient été faites par des prête-noms.

Finalement, la commission d’appel confirme que le choix de la date de diffusion du reportage (une semaine avant l’élection provinciale de 2014) revenait au média.

La décision de la commission d’appel est finale et le dossier est maintenant clos.

Lire la décision complète


D2016-11-056A (2) : Discrimination : il n’était pas pertinent de mentionner l’origine ethnique d’un homme recherché, puis arrêté, par la police

Deux articles de La Presse+ et lapresse.ca qui présentaient une photo et les caractéristiques physiques d’un homme recherché, puis arrêté, pour des agressions sur le Plateau Mont-Royal, n’auraient pas dû faire mention de son origine ethnique, confirme la commission d’appel. L’ethnicité de l’homme en question n’était pas pertinente au sujet du reportage, selon le Conseil.

Les membres de la commission d’appel ont maintenu à l’unanimité la décision du comité des plaintes qui avait jugé que cette mention de l’origine ethnique dans les articles des journalistes Katia Gagnon et Gabrielle Duchaine représentait une faute déontologique.

Le comité des plaintes avait déterminé que les informations fournies dans les articles quant à l’apparence physique du suspect étaient suffisantes pour contribuer à son identification. La mention de son origine ethnique avait été jugée contraire à l’exigence déontologique des journalistes de ne faire état des caractéristiques telles que la race, la religion, l’orientation sexuelle ou autres caractéristiques personnelles que lorsqu’elles sont pertinentes au sujet. La commission d’appel a jugé que le principe déontologique relatif à la  discrimination, tel que défini dans le Guide de déontologie journalistique du Conseil de presse du Québec, a été appliqué correctement au moment de l’analyse de la plainte en première instance.

Les décisions de la commission d’appel étant finales, le dossier est maintenant clos.

Lire la décision complète

Lors de cette réunion, le Conseil a également maintenu la décision concernant trois articles publiés dans le quotidien Le Soleil portant sur la chirurgie bariatrique. Bien que le plaignant considérait que les articles auraient dû présenter d’autres points de vue sur le sujet, notamment en ce qui concerne les complications liées à ce type de chirurgie, le comité des plaintes avait déterminé que les articles respectaient le principe d’équilibre, ce que confirment les membres de la commission d’appel dans leur décision disponible en cliquant sur le lien ci-dessous.

D2017-04-063 (2) : José Breton c. Normand Provencher et Le Soleil

À propos

Le mandat de la commission d’appel du Conseil de presse est de s’assurer que les principes déontologiques ont été appliqués correctement par le comité des plaintes en première instance.

Le Conseil de presse du Québec est un organisme privé, à but non lucratif, qui œuvre depuis plus de quarante ans à la protection de la liberté de la presse et à la défense du droit du public à une information de qualité. Son action s’étend à tous les médias d’information distribués ou diffusés au Québec, qu’ils soient membres ou non du Conseil, qu’ils appartiennent à la presse écrite ou électronique. Le Conseil agit comme tribunal d’honneur de la presse québécoise. En aucune façon, le Conseil ne peut être assimilé à un tribunal civil, il ne possède aucun pouvoir judiciaire, réglementaire, législatif ou coercitif ; il n’impose aucune autre sanction que morale.

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