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Québecor Media doit réintégrer le Conseil de presse

Montréal, mardi 11 mars 2014 – Afin d’offrir au public québécois des garanties supplémentaires quant à l’inviolabilité de l’indépendance des salles de nouvelles de ses différents médias, le Conseil de presse du Québec exhorte Québecor Media à réintégrer ses rangs et, de ce fait, à participer au système d’autorégulation de la presse québécoise. De l’avis du Conseil, cette décision serait bénéfique autant pour le public québécois, que pour les journalistes œuvrant au sein des médias de Québecor ou encore pour ces médias eux-mêmes. 
 
« S’il est vrai qu’un tel geste a toujours été souhaitable, la candidature de Pierre Karl Péladeau aux élections québécoises le rend aujourd’hui incontournable. Car ce qui est en jeu, c’est ni plus ni moins que le droit du public à l’information, un principe absolument fondamental en démocratie. Lorsque les citoyens perdent confiance en l’information qu’on leur présente, ou lorsque s’installe un doute dans leur esprit quant à l’indépendance dont jouissent ceux qui la rapportent, nous nous retrouvons, collectivement et socialement, avec un très grave problème », a déclaré le secrétaire général du Conseil de presse, Guy Amyot.
 
En acceptant de répondre aux plaintes les concernant, devant le seul tribunal d’honneur de la profession journalistique, les dirigeants de Québecor enverraient un signal fort : qu’ils assument leur obligation d’imputabilité en matière d’éthique et de déontologie journalistique, et par extension qu’ils s’engagent à respecter le principe de l’indépendance journalistique.
 
Pierre Karl Péladeau s’est promptement engagé à se soumettre au code de déontologie des élus de l’Assemblée nationale – il est maintenant temps que Québecor Media en fasse de même en matière de déontologie journalistique.
 
Le Conseil tend donc la main à Québecor Media, et l’invite à prendre contact avec sa direction afin d’amorcer rapidement des discussions. 
 
– 30 –
 
SOURCE :
 
Julien Acosta, directeur des communications
Conseil de presse du Québec
Tél. : (514) 529-2818
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Commentaire (1)

  1. La position du Conseil de Presse souffre d’hypocrisie ou d’aveuglement. Le groupe Gesca a formulé une ligne éditoriale très stricte qui commande la promotion du fédéralisme et des libéraux et le combat contre les souverainistes et le PQ. Tous les éditorialistes et les chroniqueurs du groupe dans tous ses journaux, sauf exceptions rarissimes,doivent obéir à cette ligne éditoriale, sous peine de congédiement. La même obligation s’applique pour la mise en page, tel que l’a démontré une étude récente. Ceux qui lisent La Presse ou Le Soleil peuvent l’observer à tous les jours. Les Desmarais ne sont ni députés, ni ministres, mais est-ce qu’ils nous offrent une presse libre ? Le Groupe Gesca qu’ils contrôlent possède à peu près tous les journaux dans les principales villes du Québec, à part les deux journal de Québécor. Les jeunes prennent leur info dans La Presse+ sur leur iPad. Le groupe Gesca a ainsi une énorme influence. Or, il est dans les faits un monopole. Un monopole, c’est un privilège accordé par les gouvernements pour des raisons économiques ou de rentabilité. Mais ce privilège vient normalement avec des conditions ou des balises pour en atténuer les effets indésirables. Dans le cas de Gesca, les gouvernements ont laissé faire et n’ont jamais imposé de balises à ce monopole. C’est vous dire l’influence de Paul Desmarais, père. Un monopole de presse, c’est très grave et dangereux pour la démocratie. Le groupe Gesca est dans cette situation et on laisse faire. Le groupe Gesca n’offre pas une presse libre. Il faut non seulement déboulonner ce mythe, mais surtout corriger la situation. Le législateur doit protéger les libertés démocratiques et imposer des conditions à ce monopole, sinon le défaire comme on fait normalement avec tous les monopoles. Si Gesca ne possédait qu’un journal dans un marché où plusieurs autres journaux lui feraient concurrence sur le plan des idées, on pourrait lui concéder le droit à sa politique éditoriale. Dans sa situation de monopole, cette politique est inacceptable. Le CPQ devrait l’inviter à ouvrir ses pages à des chroniqueurs et éditorialistes d’horizons différents : gauche, droite, fédéraliste et souverainiste, comme le fait déjà Quebecor, l’autre monopole de presse. Ce qui m’inquiète, ce n’est pas la politique de ce dernier groupe mais celle de Gesca. Le législateur doit énoncer des conditions à ces deux monopoles afin que la démocratie et la liberté d’opinion soit protégée. On devrait viser une certaine parité dans l’expression des grands courants d’opinion dans les éditoriaux, les chroniques et la mise en page des journaux de ces monopoles.

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