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Nouvelles & Communiqués

La commission d’appel rend trois décisions en éthique journalistique

Montréal, le 30 octobre 2007. La commission d’appel du Conseil de presse du Québec a rendu, lors de sa dernière réunion, trois décisions en matière d’éthique journalistique. Une décision du comité des plaintes et de l’éthique de l’information (CPEI) a été renversée, un autre l’a été partiellement. La commission a aussi maintenu une décision.

 

La commission d’appel rend trois décisions en éthique journalistique

Montréal, le 30 octobre 2007. La commission d’appel du Conseil de presse du Québec a rendu, lors de sa dernière réunion, trois décisions en matière d’éthique journalistique. Une décision du comité des plaintes et de l’éthique de l’information (CPEI) a été renversée, un autre l’a été partiellement. La commission a aussi maintenu une décision.

D2005-12-031  Christian Reeves & al. c. Annie Gagnon, journaliste et le Groupe TVA, émission « J.E. »

M. Christian Reeves portait plainte aux motifs de journalisme d’embuscade, de sensationnalisme, d’atteinte à la réputation et à la vie privée, de partialité de l’information, d’inexactitudes et de refus de rectification avant la diffusion de l’émission « J. E. » du 16 septembre 2005.

Le CPEI avait retenu partiellement la plainte sur le procédé de collecte de l’information à la résidence du plaignant et formulé un reproche formel à TVA sur les délais indus pour obtenir le matériel nécessaire à l’analyse de la plainte.

La commission a rejeté l’appel de M. Reeves.

En outre, la commission a maintenu le commentaire du comité à l’effet que la journaliste aurait dû, en toute ouverture, cogner à la porte de la résidence et place d’affaires du plaignant avant de le suivre en voiture. Toutefois, les membres ont estimé que la version des faits exposée par les mis-en-cause, dont l’essentiel corrobore la version du plaignant, ne permet pas de conclure à du journalisme d’embuscade tel que défini par le guide déontologique du Conseil. Les membres ont estimé que la filature, dans le contexte de ce dossier, ne constituait pas un piège au sens du guide et en ce sens, le comité des plaintes aurait dû rejeter la plainte en regard du procédé de collecte de l’information.

D2006-11-037 Colette Bastien c. Anne-Marie-A. Savoie, journaliste et Le Journal de Montréal

Mme Bastien portait plainte contre la journaliste Anne-Marie-A. Savoie pour manque de respect de la vie privée lors de sa collecte d’informations à l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal pour un article paru le 9 octobre 2006 dans Le Journal de Montréal. La plaignante trouvait inacceptables les méthodes utilisées par la journaliste pour obtenir une entrevue et des photos de son frère hospitalisé à la suite d’un grave accident.  

Le CPEI avait retenu la plainte et blâmé la journaliste et les mis-en-cause.

La commission d’appel a accueilli l’appel formulé par le Journal de Montréal.

La commission a estimé que le sujet était d’intérêt public et que le consentement de la personne interrogée constitue un élément clé qui justifiait la publication de l’entrevue. De plus, les propos du blessé, recueillis par la journaliste, étaient cohérents et l’article en général était respectueux envers lui, ce dernier élément étant reconnu par le CPEI dans sa décision. Elle a aussi considéré que la règle déontologique fondamentale prévoyant que les médias et les professionnels de l’information doivent être libres de rechercher et de collecter les informations sur les faits et les événements sans entrave, aurait dû mener le CPEI à conclure que l’hôpital n’est pas en soi un lieu privé complètement inaccessible aux journalistes.

Dossier 2007-01-053 Jean-Sébastien Fallu c. Le Journal de Montréal

M. Fallu contestait le titre de la première page du Journal de Montréal du lundi 15 janvier 2007 : « 59 % des Québécois se disent racistes ». Le titre faisait référence à un sondage sur la perception des Québécois à l’égard de leurs propres sentiments racistes, publié dans plusieurs pages du quotidien. Le chef de pupitre du Journal aurait fait, dans le traitement des résultats, des regroupements non conformes aux usages de la profession, manquant ainsi à son devoir de pondération de l’information.

Le CPEI a retenu partiellement la plainte au motif de sensationnalisme.

La commission a rejeté l’appel du Journal de Montréal et maintenu la décision du CPEI.

Les décisions de la commission d’appel sont finales. Le texte intégral de toutes les décisions du Conseil de presse peuvent être consultées au www.conseildepresse.qc.ca.

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SOURCE :    
Nathalie Verge, secrétaire générale
Conseil de presse du Québec
Tél. : (514) 529-2818